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CANNES capitale du luxe!!

Aujourd’hui championne des résidences secondaires (vides !), Cannes sera-t-elle demain championne des hôtels de luxe ? C’est en tout cas ce qui semble se profiler avec le permis de construire accordé tout récemment à Frédéric Badin, le PDG de la SARL uninominale Clipper de Keraison. L’emplacement, situé entre l’embouchure de la Frayère et les premiers bâtiments de Thalès, fait donc l’objet d’un projet de construction d’un hôtel de luxe :  23 091 m2 de surface au plancher, 22m50 de haut, soit la surface d’un demi-stade de football, pour un immeuble de 6 à 8 étages, et le tout en front de mer !

Rassurons-nous, si on peut dire : une étude d’impact environnemental est en cours (voir l’affiche jaune). Mais il va falloir faire vite pour donner son avis car la consultation sera close le 21 septembre ! Il n’est pas certain qu’une espèce de salamandre particulière y ait trouvé son dernier refuge. Mais l’impact environnemental, c’est aussi la bétonisation outrancière des sols. Donc, amis de la nature, n’hésitez pas à vous exprimer sur le site en question. Autre motif d’étonnement : pas un mot sur ce projet, ni dans le mensuel « Cannes Soleil », ni dans son supplément spécial   « La Bocca avance ». Pourquoi une telle discrétion ? Craindrait-on la réaction des Cannois ?

En effet, pourquoi encore un hôtel de luxe à Cannes ? Il nous semblait que les hôteliers cannois, via l’UMIH, leur syndicat patronal, estimaient qu’ils étaient déjà assez nombreux pour assurer un remplissage suffisant de leurs locaux. Veut-on transformer cette partie du bord de mer en Croisette bis ? Car qui dit hôtel de luxe pense rapidement à plage privée de l’hôtel en question. Et c’est vrai qu’elle est belle, cette plage, de l’autre côté du boulevard du midi. Alors combien de temps restera-t-elle publique ? Ainsi, ce que Stribick, le constructeur des immeubles Cannes Midi, n’avait pu imposer il y a 40 ans, d’autres rêvent de le faire aujourd’hui : finir de bétonner cette partie du littoral au profit des nantis ! Et que dire de l’éventualité de l’extension des locaux de Thalès, une fois que tout sera bâti autour ?

La mairie de Cannes, en accordant ce permis de construire, a fait un choix, un choix politique : celui de la priorité au tourisme de luxe, qui serait le seul moteur de l’économie locale. Qu’en pensent nos concitoyens ? Au-delà de la nécessaire « évaluation environnementale » annoncée sur l’affiche jaune, l’intérêt économique et social de cette construction est posé.  N’y a-t-il pas d’autres urgences quand tant de Cannois ne trouvent pas de logements accessibles et qu’on aurait besoin de terrains pour les construire ? Il nous semble donc urgent de surseoir au permis de construire et d’engager une véritable consultation des Cannois.

Dominique HENROT

Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ?

         248 parlementaires de toute l’opposition (PCF, FI, PS mais aussi LR,  à l’exclusion du RN), ont engagé une procédure auprès du Conseil Constitutionnel contre le projet de privatisation des Aéroports de Paris (ADP). Cette requête a été validée par le Conseil Constitutionnel ; et maintenant le gouvernement est contraint d’organiser une consultation citoyenne pour ouvrir la voie à un référendum d’initiative partagée (RIP). Au-delà des obstacles informatiques mis en place par le gouvernement pour décourager les citoyens de signer sur internet, on peut s’interroger sur la volonté réelle de certains et notamment des responsables locaux des Républicains, de contribuer efficacement au succès de cette consultation. Normalement, notre commune devrait disposer d’un espace dédié permettant à tous de déposer leur signature. S’il existe dans notre commune, les citoyens n’en ont pas connaissance. Pas de communiqué de presse, rien sur le site internet de la Mairie. S’il n’y a pas de communication, comment les citoyens peuvent-ils utiliser leur droit à se prononcer ? Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ? A moins que certains soient gênés aux entournures de devoir se retrouver au côté des communistes, socialistes et insoumis, ce qui n’est pas le cas de nombreux députés LR.

Créés par le gouvernement provisoire en 1945 avec le ministre de l’Air, le communiste Charles TILLON, les  Aéroports de Paris appartiennent à la France et au peuple, ils sont rentables, sont un bien stratégique pour notre pays son développement et sa sécurité. Les appétits financiers qui veulent récupérer Aéroports de Paris tourneraient le dos à l’urgence climatique et environnementale. Il faut arrêter de brader la richesse nationale : l’exemple de la privatisation des autoroutes devrait suffire pour que massivement, nos concitoyens s’opposent à celle d’ADP.

Les communistes cannois ont distribué un tract avec le mode d’emploi et proposent à tous de venir signer sur le marché de la Bocca le samedi matin. Ils prendront d’autres initiatives sur les autres marchés, devant les entreprises et dans les quartiers.

Pour signer aller sur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Qu’attendent notre maire LR, David Lisnard, nos élus, pour s’engager ou à tout le moins favoriser l’expression citoyenne des Cannois ?    

Dominique HENROT                                                        

RASSEMBLER LA GAUCHE: UN IMPÉRATIF !

Nous remercions les plus de 300 électeurs cannois.e.s et mandolocien.ne.s qui ont porté leurs suffrages sur la liste conduite par Ian BROSSAT. Ce résultat, même modeste, nous encourage à poursuivre nos efforts pour redevenir le parti qui compte pour la justice sociale et l’égalité, et pour conjuguer urgence sociale et urgence climatique.

Le duo mortifère imposé au pays et à la démocratie par Macron et Le Pen a dénaturé les enjeux de cette élection. Au final, l’extrême-droite, ainsi que l’abstention dans les quartiers populaires, en sortent victorieuses. Macron est désavoué. La gauche, réduite à 30%, divisée, est en miettes.

Bien sûr, transformer cette élection en référendum pour ou contre Macron a pour l’essentiel conduit à ce résultat. Cependant la gauche a aussi sa part de responsabilité et notre parti ne s’en exonère pas.

L’avenir passe maintenant par la construction d’un rassemblement de la gauche pour faire face aux prochaines échéances dans de meilleures conditions. Il faudra pour cela de l’humilité, du respect et le refus de toute tentation hégémonique. Pour ce qui nous concerne, et nous l’avons dit souvent au cours de cette campagne, nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Nous travaillerons, à commencer pour les Municipales, afin de réussir un rassemblement pour l’urgence écologique, la justice sociale et fiscale, et pour vivre mieux, avec plus d’égalité et de solidarité, à Cannes et Mandelieu.

                                                                                       Parti Communiste Français – Cannes-Mandelieu

Macron et Philippe n’ont toujours rien compris !

 

 

Ils se permettent d’exiger la démission de Maduro au Venezuela pour le remplacer par un président autoproclamé, soutenu par Trump et sa CIA et en « même temps » font semblant de ne pas mesurer l’urgence de la contestation sociale dans leur propre pays. En quoi sont-ils plus légitimes que le gouvernement de Maduro ? Depuis plus de trois mois des manifestants battent le pavé tous les samedis après avoir occupé les ronds-points. Depuis trois mois, on leur oppose une force brutale qui tue, blesse, éborgne ou ampute la plupart du temps des manifestants lambda (5 mains arrachées, 20 éborgnés et près de 200 blessés à la tête !). Cependant, quelques « commandos » de casseurs semblent agir en toute impunité permettant aux chaines d’info en continue de passer des images de guerre civile en boucle en vue de discréditer le mouvement.

Le mouvement s’essouffle ou sont-ce les compteurs du ministère de l’intérieur qui s’essoufflent ? Quelles réponses sont données aux revendications ? Le RIC donne des boutons à Phillippe et naïvement (ou pas !) il le dit en public. Macron poursuit son « one man show » retransmis en direct à la télé, en guise de grand débat national. Chacune de ses sorties devant un public n’apporte rien de plus que la précédente et nous montre une étrange conception de la neutralité et de la transparence. Si on y regarde bien, à aucun moment il ne sort de ses choix politiques et cherche plutôt à convaincre (méthode Coué ?). En tous cas, stratégie de la fuite en avant, dont il pense que couplée avec un dispositif répressif digne d’un état totalitaire elle pourrait porter des fruits sur les cadres, les classes moyennes et les commerçants. Cela ne prend pas. Majoritairement les français soutiennent plus ou moins le mouvement même si pour la plupart d’entre eux ils réprouvent les actes de violence. Situation complexe, un rien schizophrénique ; mais qui n’apporte toujours rien, ou si peu, à Macron. Les français ont bien compris que le pouvoir reste sourd à toute demande visant à plus de justice sociale et fiscale, à plus de démocratie. Ils ont bien compris que les réponses données sont autant de fausses pistes ne permettant pas d’apaiser la colère.

Alors que se profile le 15 mars issue d’un grand débat, dont personne ne croit raisonnablement qu’il apportera du neuf, le succès de la journée de grève nationale prévue à cette date, et à laquelle beaucoup de gilets jaunes ont annoncé vouloir participer, sera un moment clef pour le mouvement voire pour le quinquennat de Macron.

La situation est dans une impasse et ce ne sont ni les propos d’un Finkielkraut dans le Figaro ni ceux aux faux accents gaulliens de notre député Brochand         dans le Nice Matin d’hier qui aideront à en sortir. Il est temps que ceux qui détiennent le pouvoir comme ces donneurs de leçon à l’ego surdimensionné méditent le propos de Montaigne «  Sur le trône, on n’est jamais assis que sur son cul ».

Tant que nous y sommes rappelons aussi Pierre Mendes France « Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens agissant constamment en tant que tels ».

C’est pourquoi il faut, en tant que « citoyens agissants », participer au débat, dont nous avons pris l’initiative, le 19 février de 18 h 30 à 21 à la maison des associations de Cannes.

Amitiés à toutes et tous.

Dominique HENROT

RÉPONDRE A LA PROVOCATION!

David LISNARD, le Maire de Cannes s’est exprimé au JT de France 2 hier au soir à propos du grand débat.Certes,  Macron et son gouvernement  se dégagent de leurs responsabilités sur les maires, montrant en cela qu’ils méprisent autant le peuple que ses élus de proximité, les seuls qui dans notre démocratie en crise résistent au rejet. Mais cette défausse du pouvoir illustre aussi le profond divorce entre une majorité de la population et les choix politiques réaffirmés dans la lettre présidentielle. C’est pourquoi cette consultation biaisée et tardive doit selon nous être mise en œuvre  sans désemparer pour donner à toutes et tous l’occasion d’une expression sans tri ni censure déguisée. D’ailleurs les premiers retours des cahiers de doléances, mis en place dans nombre de communes montrent, que les vrais problèmes y sont très majoritairement posés : sans surprise les questions de justice sociale, de justice fiscale, de hausse du pouvoir d’achat, et de profonde réforme politique sont posées de manière claire et explicite. Le rétablissement de l’ISF est en tête, cela ne pourra pas être évacué. Ces cahiers montrent déjà que nos concitoyennes et concitoyens n’entendent pas s’en remettre au seul RIC,  pas plus qu’ils ne sont obnubilés  par la question migratoire ou par la Loi Taubira. Elles et  ils  veulent mieux vivre et savent que c’est possible  autrement qu’en continuant « d’arroser » les fameux premiers de cordée. Elles et  ils veulent que l’impôt socialement juste permette de financer des services publics indispensables. L’impôt doit peser davantage sur le capital et les fortunes et non sur celles et ceux qui ne vivent que de leur salaire et de leurs retraites. « Augmenter l’impôt, ou réduire les services publics » n’est pas leur choix ; pas davantage que des taxes dont le poids repose sur la majorité de la population en épargnant les fortunes et le capital. Ce grand débat est indispensable et il revient à la Municipalité de Cannes d’en donner tous les moyens : c’est l’unique façon de faire la démonstration, face à une détermination gouvernementale sans faille, qu’il existe une détermination populaire qui n’entend pas s’en laisser compter.

Dominique HENROT