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VŒUX DU PCF AUX HABITANTS DE LA 8ième CIRCONSCRIPTION.

Les communistes de notre section  adressent leurs meilleurs vœux pour l’année nouvelle aux cannois, mandolociens et théouliens

Au-delà des souhaits de bonheur, de santé et de paix, nous pensons que cette année devra aussi être une année de solidarité, de fraternité et de combativité.

En effet, 2017 a vu un recul sans précédent de ces valeurs, avec en point d’orgue l’élection présidentielle, au profit d’un individualisme qui ne sert que les intérêts d’une caste dominante dont d’aucuns prétendent, avec autant de morgue que de démenti quotidien, que le succès « ruissellera » sur la majorité de la population.

Si c’est cela la « modernité », cela ressemble étrangement à un retour en arrière vers des conceptions ayant cours au 19 ième siècle, et dont, de nombreuses conquêtes sociales et valeurs de gauche, nous avaient affranchis.

J’en veux pour preuve le fait que ces jours-ci les retraités auront vu leurs pensions réduites de manière significative avec l’augmentation de la CSG et leur pouvoir d’achat s’amenuiser sérieusement, si en plus ils étaient bénéficiaires de l’APL.

Les chiffres donnés à la fois par l’ONG OXFRAM et l’OFCE montrent que les mesures prises par le gouvernement profitent essentiellement aux plus riches et tout particulièrement aux millionnaires qui font aujourd’hui parti du gouvernement. Le rapport de l’OXFRAM montre que « le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie prospère, mais un symptôme de l’échec du système économique ». Si on ajoute « capitaliste » à cette phrase nous n’aurions pas dit mieux.

Au moment où la grande majorité des français vont subir les effets dévastateurs des premières mesures du pouvoir macronien, n’y a-t-il pas urgence  à rechercher la convergence de  ces aspirations pour imposer des reculs, voire changer le système pour que dans l’unité populaire, dans les ripostes sociales et politiques soit mis un terme à la pauvreté et aux inégalités sociales les plus criantes.

 

Pour l’année qui vient vous pouvez compter sur notre présence aux côtés de ceux qui souffrent, de ceux qui luttent pour réagir dans l’unité et mettre d’autres choix en débat et conduire à leur mise en œuvre.

Macron : c’est l’homme pressé, le régent des riches et des privilégiés.

Pour avoir les coudées franches, Macron espére la pérennité d’une vie politique anémiée, d’un débat politique sclérosé, d’une division profonde de la gauche, de l’affaiblissement des organisations syndicales. Cherchant l’unité nationale derrière les puissances de l’argent, le président de la République et ses soutiens cassent méthodiquement toutes les avancées sociales durement conquises depuis 150 ans.

En début de semaine dernière, Emmanuel Macron avait un choix politique à faire. Il pouvait aller à Fleury-Mérogis écouter et répondre aux revendications des gardiens de prison qui constituent pourtant le révélateur de l’état calamiteux de la société française. Il a choisi, au contraire, de se rendre à Davos pour rendre compte de son action à la tête de l’État devant le club fermé des 1% de personnes qui, à elles seules, accaparent 82% de la richesse mondiale. Son cynisme, comme celui de la classe dirigeante, n’a pas de bornes.

En Chine il y a quelques jours, à Versailles lundi dernier comme à Davos le chef de l’Etat essaye de nous faire croire que le progrès social doit passer par la bonne santé des actionnaires des multinationales et le silence soumis de celles et ceux qui produisent les vraies richesses.

Après les ordonnances et de nombreux autres textes votés des deux mains par une majorité parlementaire « godillot », Macron va passer en 2018 la vitesse supérieure.

Faisons un focus sur le système éducatif :

Regardez « Parcours-sup », la contre – réforme de l’accès à l’université :  appliquée, fait inouï , sans que la Loi soit passée par un Vote aux Assemblées ,  elle renforce tous les processus ségrégatifs , ne répond en rien aux problèmes antérieurs , ne prépare pas la jeunesse aux défis de l’avenir , dissuade les élèves issus de couches sociales aux revenus modestes  et ne parvient pas à dissimuler  l’outil de sélection généralisée qu’elle institue .

Regardez le nouveau bac annoncé et qui va réformer en profondeur l’organisation complète du lycée avec des dispositifs dont l’ensemble est une usine à gaz.  De plus avec une réduction des moyens humains tout cela va favoriser encore et encore ceux qui n’avaient jusqu’alors pas ou peu de difficultés et renforcera la sélection sociale.

Regardez la formation professionnelle avec la mise en difficulté de l’enseignement professionnel en lycée, en mettant l’accent sur l’apprentissage qui est la plupart du temps aux mains du patronat, mais aussi en privant les lycée professionnels de la taxe d’apprentissage au profit exclusif des centres de formation d’apprentis.

Regardez la nouvelle carte des REP, ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps zones prioritaires. Décidée certes, sous le gouvernement précèdent à la rentrée prochaine elle va notamment priver le collège Gérard Philippe des moyens qui avaient été maintenus malgré tout jusqu’à présent alors qu’en même temps s’ouvre le collège de Pégomas ce qui va transformer en profondeur la structure sociologique de Gérard Philippe.

Regardez les cours préparatoires à 12, belle expérience certes, mais qui s’est faite en faisant disparaitre celle d’un maitre en plus par école. Et comment va-t-on faire pour étendre l’expérience à l’ensemble des classes de ce niveau et ensuite au CE1 sans moyens supplémentaires.

Quelques indications sur la situation du logement à Cannes et alentour

Le département des Alpes Maritimes voit sa population vieillir et peu ou pas  se renouveler. Cependant, Cannes accueille 1000 habitants de plus entre 2010 et 2015.

« Cela prouve que la ville est attractive, que les familles viennent à elle et y trouvent ce qu’elles cherchent » ose dire le maire David LISNARD.

Attractive, oui mais, pour qui ? Plus de 40% de résidences secondaires. Près de 60% des ménages sont locataires. Le département des Alpes Maritimes est après Paris et les Hauts de Seine le troisième département le plus cher de France et tout particulièrement la bande littorale. Le taux d’effort financier pour le logement est ici de 25% des revenus des ménages ; ce qui pèse considérablement sur le niveau de vie des familles aux revenus modestes.

Mais, pour le coup, en « même temps », il y a à Cannes, un taux de pauvreté de 19.1 % largement supérieur aux moyennes départementales et nationale.

« En même temps » et malgré un pourcentage de logement sociaux de près de 18 % (l’un des meilleurs du département), seulement la moitié des logements  cannois sont des résidences principales et plus de 4% des logements sont VIDES alors que beaucoup de familles ne parviennent pas à se loger décemment. Avoir un logement est un droit. C’est une question de dignité. Il y a besoin d’une politique ambitieuse de construction de logements sociaux et de la décliner en propositions fortes.                                                                                                                                                                                   Le parc privé, particulièrement dans notre communauté d’agglomération, est beaucoup trop cher et impossible d’accès au regard des conditions de salaires. Les marchands de sommeil s’engraissent sur le dos des gens. De surcroit les propriétaires préfèrent louer ponctuellement plutôt qu’à l’année à des familles ou des salariés.

Compte tenu de la réduction de l’APL, des tarifs des loyers dans le locatif privé, des obstacles à la location liés à la situation professionnelle du locataire, le logement social est la seule issue possible notamment pour les jeunes. On ne peut pas en limiter la construction sur notre commune comme c’est le cas actuellement au prétexte que les voisins ne font pas, eux, l’effort nécessaire (aucune des autres communes de la CAPL ne dépasse les 10% !) ou que cela crée des foyers de djihadistes comme ose le prétendre odieusement le député Brochand.

Construire des logements sociaux, c’est-à-dire d’abord des LOGEMENTS et ensuite que ceux-ci soient accessibles au plus grand nombre, ce n’est pas obligatoirement « créer des ghettos » comme l’affirme le maire de Cannes dans ses vœux. Une politique dynamique et intelligente de construction peut être menée en implantant les logements sociaux en petites unités et sur l’ensemble du territoire communal. Cannes figure dans le trio de tête des villes françaises de 50 000 à 100 000 habitants pour la sur-occupation de logements et ce sont les catégories sociales des ouvriers et employés qui sont le plus affectées par cette sur-occupation.

Enfin, dans les projets à venir le campus universitaire de la Bastide Rouge est prévu pour 1000 étudiants et seulement 140 logements y seront construits. Où vont donc pouvoir se loger les 860 autres jeunes qui compte tenu de la nature des formations proposées ne seront pas tous cannois. Quand on voit les difficultés que rencontrent déjà les étudiants actuels des BTS ou autres classes post bac cannoises ; tout porte à croire que l’avenir ne sera pas rose et que la sélection par l’argent va s’opérer, là encore. Les formations prévues pourraient avoir aussi quelques difficultés à se remplir si les étudiants en trouvent ailleurs d’équivalentes avec un coût de vie moins élevé.

Alors qu’un véritable effort a été fait, par le passé, notre commune a été déclarée « carencée » pour la période 2014-2016. Par rapport aux objectifs de la loi SRU, Cannes est la ville championne de France des « récalcitrantes » avec seulement 9% de l’objectif atteint. Plutôt que d’investir dans de nouvelles constructions, notre commune, donc chacun d’entre nous, va devoir payer une amende pour construction insuffisante de logements sociaux !!  Cherchez l’erreur!

Deux mots sur l’emploi, la production industrielle et les services publics :

« Dans les Alpes-Maritimes, nous sommes loin d’une embellie puisqu’à la fin novembre, 70.680 personnes sont en catégorie A, soit une baisse de 0,1 % sur un mois, une baisse de 0,9 % sur trois mois, mais une progression de 0,5 % sur un an. » nous dit le Bulletin Côte d’Azur «  la Tribune » de fin décembre 2017 ; l’avez-vous vu évoqué par quelque élu de notre département que ce soit ?

Nous connaissons les inquiétudes pour l’emploi et l’avenir industriel chez Thales. Au lieu de se livrer à une concurrence effrénée avec Airbus qui conduira sous peu à des suppressions massives d’emploi dans la plus grosse entreprise industrielle de notre bassin et ses sous-traitants, ne pourrait-on pas envisager la création d’un grand service public de la conquête spatiale avec les grandes entreprises du secteur par une collaboration solidaire.

Carrefour vient d’annoncer, un plan de transformation de l’entreprise au nom de la concurrence internationale.

Les salariés s’étaient déjà mobilisés en décembre et ils ont raison.

2400 « départs volontaires » au siège de Carrefour c’est autant de suppressions d’emplois et d’externalisations de services. Mais c’est aussi l’incertitude pour les salarié-es de 5 hypermarchés destinés à la mise en gérance et ceux des 273 magasins de proximité mis en vente (et fermés en cas d’absence d’acquéreur). Nous en avons plusieurs sur le bassin cannois dont le carrefour contact de la Bocca qui va probablement fermer.

Rien ne justifie ce plan social.

Avec ses 115 00 salariés en France, des hypermarchés et plus de 800 magasins de proximité, Carrefour a fait plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et offre environ 500 millions d’euros par an à ses actionnaires. Pire, l’entreprise a été aidée par l’État à hauteur de 1,2 milliards d’euros de fonds publics (CICE, exonérations sociales et fiscales) en trois ans. C’est inacceptable.

L’Hôpital est malade du choix pris par les gouvernements successifs de réduire les dépenses publiques notamment au travers de la Sécurité sociale :

  • 2015/2017 les budgets hospitaliers ont supporté 10 milliards de réduction
  • 2018 Macron et Buzyn réduisent encore de 1,4 milliards le budget des hôpitaux. Ils nous préparent  un mauvais coup car selon eux : « il y aurait 30% de soins inutiles » !
  • Emmanuel Macron a bien l’intention d’accélérer le regroupement autoritaire d’hôpitaux publics par «territoire» (GHT)  engagé depuis le 1er juillet 2016 : c’est l’aggravation combinée des  réductions de moyens matériels et humains des hôpitaux publics, de la suppression de services, des milliers de lits fermés, et la disparition des hôpitaux et maternités de proximité en déléguant au privé le plus rentable.

Cette baisse de moyens se traduit par des pressions insupportables sur les conditions de travail des personnels hospitaliers et sur une remise en cause du droit à l’accès aux soins pour tous. Essayez de prendre un rendez-vous par téléphone avec un service à l’hôpital de Cannes et vous serez édifiés.

Dans le même temps, les besoins de santé augmentent pour répondre à la nécessaire croissance de la population, à son heureux vieillissement, à l’apparition concomitante de pathologies chroniques, et à l’égalité d’accès de tous au progrès médical et scientifique.

Mais comment dans de telles conditions financières l’hôpital public peut-il y faire face ? Et pourtant les établissements publics font chaque jour la preuve de leur utilité sociale, en accueillant la première vague de l’hiver des malades de la grippe !

A la Bocca la clinique le Méridien va être transformée en EPHAD (beaucoup plus rentable) ce qui va accroitre davantage la pression sur l’Hôpital public déjà sous pression.

Ce dont a besoin la population dans sa diversité ce n’est pas de superstructures hospitalières mais d’hôpital public de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée

L’égalité d’accès à une médecine de qualité pour répondre aux besoins est possible, pour toutes et tous, partout, et certainement pas  le « tout ambulatoire » qui fermera 7 lits sur 10 d’ici 2020 !

On pourrait faire une analyse similaire pour le système éducatif, la police, les impôts, pôle emploi et l’ensemble des services publics.

Finalement la vigilance et la combativité doivent être permanentes, car rien n’est jamais acquis ; la lutte pour les conquêtes sociales est quotidiennement à l’ordre du jour sous peine de reculs significatifs.

Cependant, l’aspiration à la justice sociale et écologique, le pacifisme, le féminisme, la solidarité avec les victimes, les migrants et ceux qui les accueillent, montrent qu’ici et là ces valeurs ne sont pas mortes, que des expériences dans ce sens se multiplient et que l’aspiration à inventer un nouveau monde est encore bien réelle et puissante.

Mais les nantis, les riches, même si momentanément ils détiennent les pouvoirs, ne sont pas majoritaires ; nous sommes plus nombreux qui, au contraire, aspirons à une vie démocratique et avons soif de justice et de paix. Une large unité de l’immense majorité de celles et de ceux qui subissent ce système est possible.

   N’en doutez pas, nous continuerons de nous y employer. Nous comptons beaucoup aussi sur tous ceux qui aspirent à un réel changement et sur leur détermination à agir tous ensemble. C’est pourquoi, en plus des initiatives que nous organisons régulièrement sur les marchés, dans les quartiers ou devant les entreprises, nous allons solliciter l’ensemble des organisations se revendiquant de la gauche, les syndicats, les associations et tous ceux qui veulent ce changement afin de faire converger nos actions. L’idée n’étant pas de nous positionner en leader de ce rassemblement, mais de contribuer à la construction d’une alternative progressiste au même titre que d’autres avec qui nous pouvons avoir des valeurs et des projets en partage tout en conservant notre spécificité.

Dominique HENROT

AVEC THEO !

 

50, selon la police!

  Nous étions donc une cinquantaine rassemblés sur les allées de la Liberté (tout un symbole) pour soutenir le jeune Théo et protester contre les excès physiques et verbaux d’une certaine police qui salissent l’ensemble d’une corporation. D’aucuns diront que c’est peu; mais c’était important qu’à Cannes l’indignation se fasse aussi entendre. Bien sur, l’appel s’est fait en catastrophe, un jour et à une heure peu faciles pour la plupart d’entre-vous absents mais tout autant indignés que les présents. La présence du « barnum » du semi marathon autour du kiosque nous a rendu peu visibles certes, mais les passants ont souvent été sensibles à notre présence. J’en veux pour preuve ce groupe de jeunes venus à Cannes pour un match de basket ball et qui se sont joints à nous quelques instant. La jeune Grâce,  étudiante salariée,  originaire de la banlieue parisienne a même bien volontiers pris la parole comme le montre notre photo.

De la même manière que les actes des éducateurs et les curés pédophiles doivent être reconnus criminels et sévèrement sanctionnés, les actes des forces de l’ordre qui usent de leur uniforme pour s’affranchir de leur devoir de respect de tous les citoyens doivent aussi être sévèrement sanctionnés. Le pouvoir, le ministère de l’intérieur, la hiérarchie et même les représentants syndicaux ne peuvent  trouver à ces actes d’excuses, de circonstances atténuantes. Il faudra encore et encore souvent s’indigner, se rassembler pour protester contre tous les abus que le pouvoir cautionne plus ou moins.

Je profite de l’occasion pour vous signaler que l’assemblée vient de voter(le jeudi 16) un texte allongeant la durée de prescription de certains délits compte tenu des progrès scientifiques: bonne chose. Mais dans le même texte un amendement établit là où il n’y en avait pas jusqu’alors une  prescription de 12 ans  pour les infractions « occultes » et « dissimulées ». Il sera encore plus difficile de mettre au jour des montages de fraude complexes. Une vraie prime à la fraude financière. Avec cet amendement la moitié des « combines » de Mr FILLON seraient prescrites. Quand allons nous, comme les Roumains, descendre dans la rue contre ce genre d’auto amnistie?

Dominique HENROT

Avec Théo et les autres victimes

Rassemblement à Cannes, samedi 18 février 2017

15h – CANNES – Allées de la Liberté

Premiers signataires : ADN, ACR, FSU 06, Habitat et Citoyenneté, Les amis de la liberté, LDH 06, MRAP 06, Nuit debout Nice, PCF 06, P.G 06, RESF 06, Thalès Menton, Tous citoyens !

Initiative nationale : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT et FSU

Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.

Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.

Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.

Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.

Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.

Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.

Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser un rassemblement largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, à Nice, 15h Pl Garibaldi,et à Cannes sur les allées de la Liberté en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.

Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique

DES DEPUTE-E-S AU SERVICE DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL ET DU PROGRÈS SOCIAL !

Alors que les débats politiques s’enlisent dans les affaires politico-financières et judiciaires des candidats « Fillon » et « Le Pen », les députés communistes et Front de gauche font voter quatre propositions législatives au service du progrès social.

► Organisation sous l’égide de l’ONU d’une « COP de la finance mondiale », pour l’harmonisation et la justice fiscale

► Revalorisation des retraites agricoles

► Allongement de la durée des congés maternité et paternité

► Proposition de résolution européenne demandant que le Parlement français soit consulté avant la mise en œuvre du traité de libre-échange  commercial entre l’Europe et le Canada (traité CETA)

En déposant de telles propositions législatives, et  en les faisant adopter , ils ont une nouvelle fois fait la démonstration de l’importance d’avoir à l’Assemblée Nationale un groupe de  députés communistes et Front de gauche qui agissent en permanence au service du plus grand nombre, loin des lobbies et des pression de toutes sortes.

Proposition de « COP de la finance mondiale » 

Cette proposition vise à lutter contre la fraude, l’évasion, et l’optimisation fiscale, qui représentent à l’échelle planétaire des milliards de dollars qui sont soustrait des politiques publiques au service du développement, en particulier dans les pays les plus pauvres. Cette « évaporation » fiscale est devenue un frein au développement. Une telle conférence internationale, à l’image de la COP environnementale, permettrait de réunir dans l’action les représentants des États, mais aussi les Banques, les syndicats, les ONG et les lanceurs d’alerte.

Proposition de revalorisation des retraites agricoles 

Cette proposition de loi vise à élever le niveau minimum de pension agricole, à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire, à la revalorisation des pensions de retraite dans les outre-mer. La première mesure pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018. Cette revalorisation sera rendu possible par un prélèvement de 0.1% sur les transactions financières.

Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Cette mesure était initialement contenue dans une proposition de loi relative à l’égalité femmes-hommes prévoyant notamment des pénalités renforcées pour les employeurs qui ne négocient pas d’accord de réduction des inégalités salariales et qui recourent abusivement au temps partiel. Malheureusement des amendements adoptés ont supprimé ces mesures, l’allongement du congés maternité à 18 semaines et paternité à 14 jours (initialement proposé à 4 semaines).

Proposition demandant la consultation du Parlement avant toute mise en œuvre de l’accord CETA

La catastrophe économique, sociale et environnementale que nous promet ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est rendue possible par le mépris avec lequel les Parlements nationaux et l’opinion publique ont été traités. Une telle situation exige plus que jamais que cet accord soit débattu. Cette proposition de résolution invitait le Gouvernement à consulter le Parlement avant toute mise en œuvre.

David Lisnard, Roi Soleil d’Azur

Pour les vieilles familles cannoises, c’est le gendre idéal. Souriant, cravate ou col roulé et costard noirs, descendant d’un pêcheur cannois du XVe, le maire David Lisnard clame son amour de Cannes. En fait, né à Limoges, étudiant à Bordeaux, collaborateur de maire à Lons-le-Saunier, il n’est revenu du côté du Suquet que pour se faire élire et solder, avec son mentor Brochand, l’ère du corrompu Mouillot.

L’homme se veut moderne, lit San Antonio et Balzac, écoute Mozart et Clash, affiche Nina Hagen et Obama. On vante son écoute. Les parents du collège G. PHILIPE, venus l’an passé défendre leur ZEP, en ont vu les limites. Il les assure de son soutien mais quand ses interlocuteurs lui rappellent les 60 000 enseignants liquidés par la Droite, son sourire se fige.

Car il se revendique patron de l’entreprise Cannes, après le Palais des Festivals où il roda son « management ». Tant pis si 15 000 Cannois pauvres, 3 000 familles mal logées et 6 700 chômeurs constatent qu’on en fait moins pour eux que pour les riches. Ainsi, l’édile ne revendique plus l’objectif de son prédécesseur de combler le retard de la ville en HLM[1]. L’obsession de David ? Les incivilités : crottes, mégots, pipis, encombrants, sont les Goliath à abattre. Mais quand le député Brochand est visé pour incivilité d’évasion fiscale, David se tait.

Et au cas où les Cannois seraient tentés de contester les choix du nouveau porte-flingue de François FILLON, D. Lisnard n’hésite pas à agiter les pires contre-feux, comme son arrêté anti-burkini. L’inventeur du Festival des Plages électroniques nous l’aura donc joué cet été Plages islamiques ! La Toulousaine verbalisée pour un simple foulard n’en est pas revenue. De même, l’insistance anxiogène du Maire sur la sécurité tourne au ridicule. Reçoit-il Fillon à Cannes ? Il lui présente non pas les CANNOIS mais les CAMÉRAS de surveillance !

Car l’homme qui aime Cannes se voit un destin depuis qu’Obama l’a baptisé « Mister Palais’s Président[2] ». On l’imagine fredonnant Clash : « Should I stay Should I go »[3]. David s’en défend. Il n’ira pas aux Législatives. Mais ne se rêve-t-il pas Ministre maralpin, son ami Ciotti s’étant grillé auprès de Fillon. La Révolution ultra-libérale aura donc son MARAT…honien, lui qui en court deux par an et cite Saint-Augustin : « Avance … n’existe que par ta marche »[4].

En attendant, Monsieur le Maire soigne son ouverture. Dans son bureau, il affiche le poème Liberté écrit par Éluard et illustré par Léger, deux grands communistes. Liberté, Égalité, Fraternité : on aimerait que David, roi absolu de Cannes, alias Soleil d’Azur[5], se souvienne que ce ne sont pas que des mots.

[1] Cannes atteint péniblement les 17% quand la loi prévoit 25%.

[2] « Monsieur le Président du Palais » des Festivals.

[3] « Dois-je rester Dois-je partir ? »

[4] D’où son intérêt pour « En Marche » de Macron ?

[5] Soleil d’Azur, nom de l’Hôtel de son grand-père.

Jean Marie LANGOUREAU