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A MANDELIEU aussi certains sont « trop intelligents et trop subtils » !

Suite à notre appel au rassemblement devant la poste de La Napoule la mairie de Mandelieu via Nice Matin nous accuse de « récupération politique de bas étage », puis se dédouane totalement de la situation qui est faite aux usagers de la Poste et enfin concernant une demande d’une salle municipale pour que le collectif puisse y organiser une réunion publique, la ville répond que suite à une délibération du conseil municipal les salles municipales ne peuvent être utilisée que par les associations interdisant donc leur utilisation politique.

Voici notre réponse :

A la tête de la « ville de Mandelieu » se trouvent des politiciens de très  « haut niveau ». Au point qu’ils puissent se permettre de mépriser des exigences populaires élémentaires et les forces sociales et politiques qui les portent dont s’honore de faire partie le PCF. Il en est ainsi d’une peccadille à savoir la défense des services publics de proximité et notamment celui de la Poste. Pour ce qui  nous concerne, nous allons poursuivre, n’en déplaise à ces esprits de « haut niveau » que l’Ancien Régime ne renierait pas. Que ce soit pour la Poste, l’école, la Justice, la Santé, et bien d’autres encore, la barricade n’a que deux côtés et  nous sommes au quotidien auprès et avec ceux qui luttent pour une société plus juste et équitable.

Concernant plus directement les bureaux de Poste de la Napoule et de Capitou, s’il est vrai que c’est la Poste qui en a décidé la fermeture. Nous sommes convaincus, dans le cadre d’une négociation globale sur l’ensemble du service postal communal, intégrant les représentants des salariés, qu’il aurait été possible de parvenir à un accord plus favorable aux usagers.

Mais, peut être que la société La Poste était en position de force vis-à-vis de la ville en regard de l’opération immobilière réalisée à l’emplacement ancien des locaux du bureau du centre-ville. Pour gagner du temps sur la libération de cet espace, a-t-il fallu accepter la fermeture des deux bureaux ? Comment le savoir puisque les négociations sont restées entre les murs calfeutrés de responsables politiques de « haut niveau » et de dirigeants « éminents » d’un Service Public qu’ils mettent à mal ?

 En tous cas aujourd’hui le résultat est là et ce sont les usagers qui trinquent quoiqu’en prétende « la ville ». Les habitantes et habitants de la Napoule et de Capitou vont devoir faire attendre au bureau central pour réaliser les opérations que les agents municipaux ne pourront effectuer pour eux. On n’arrête pas le progrès !

Enfin, quant à l’utilisation des salles municipales, il est donc établi que les réunions tenues par le Maire de Mandelieu n’ont rien à voir avec la politique puisqu’il peut, lui, les utiliser. C’est là une bien étrange conception de la démocratie.

Mr « CONTRÔLE +Z » et les Mathématiques dans l’Enseignement secondaire Public.

Si le plus « haut » personnage de l’État peut déclarer qu’ « on ne peut pas demander à la fois moins d’impôts et plus de services publics » sans que cela déclenche un tel tollé qu’à défaut de partir , il doive se cacher , il ne faut pas s’étonner que Mr « Contrôle +Z », alias Blanquer ,  puisse, sans bruit et en toute impunité, rayer d’un trait de plume l’enseignement des mathématiques du corpus commun de l’enseignement secondaire à partir de la seconde.  Qu’un ci-devant ex-Ministre de l’Éducation Nationale n’en ait jamais eu « besoin », à entendre les « raisonnements » dont il abreuve ses passages médiatiques, ne fait pas de doute. Et il est sûr,  qu’on peut, sa vie durant, n’avoir jamais eu à utiliser les « identités remarquables » qui n’ont de « remarquables » que l’adjectif. Il ne s’agira pas ici de la défense d’une discipline dont Carl Gustav Jacob Jacobi , l’un de ses contributeurs marquants écrivait à Joseph Louis Fourier, aux travaux d’inspiration inépuisable   : «un philosophe comme lui aurait dû savoir que le but unique de la science, c’est l’honneur de l’esprit humain, et que sous ce titre, une question de nombres vaut autant qu’une question du système du monde » ; elle se passe fort bien de défenseurs face aux cuistres qui se mêlent de l’attaquer . Y a-t-il  la moindre nécessité d’enseigner à toutes et tous les rudiments de la façon la plus stupide, à la façon du Dr Knock : « Chaque jour, à la même heure, on ouvrira le même livre, à la même page, et on récitera : 2+2=4 » .

Sur ces aspects, Martin Adler, Président de l’Association « Animath », a tout dit.

 Mais c’est d’une toute autre question qu’il s’agit. Cette suppression dans le tronc commun n’est pas seulement une insulte à l’avenir immédiat : derrière l’automation croissante, impliquant la réduction massive du temps de travail contraint et non l’augmentation du chômage et de la précarité, se cachent de nouvelles qualifications, ce dont le MEDEF ne veut pas en entendre parler. Qualifications relatives au contrôle et à une infinité de processus connexes qui supposent des citoyen.nes en mesure de les maîtriser. Toutes, partie infime du continent des questions qui se posent à l’humanité,  mobilisent, à des degrés divers, certaines connaissances mathématiques.

Que l’Education Nationale soit en crise profonde n’est un secret pour personne ; elle n’est qu’une des dimensions multiformes de celles qui affectent la société française. Le statut quo est impensable ; Mr « Contrôle+ Z » s’emploie à la « réformer ». Personnage lisse du gouvernement, passé sans transition de la Sarkozie à la Macronie,  échappant aux quolibets mérités par d’autres, sa caractéristique principale est la détermination absolue dans la mise en pièces de ce qui subsiste d’Etat social pour y substituer ce qu’exige un Etat par et pour le profit.

Il y a encore bien plus grave : cette suppression « anodine » accentuera la scission entre exécutants et décideurs. Une citoyenneté de plein exercice se voit ainsi amputée.  Avant de constituer un assemblage de hiéroglyphes, les mathématiques sont constitutives de l’imaginaire,  participent du mouvement des idées et des représentations, entretiennent un dialogue avec toutes les formes artistiques, font partie du patrimoine architectural, sont partie intégrante de l’acquisition du sens critique, de la culture .Sans tapage nocturne, elles contribuent au sens de l’universel.  

Cette suppression « anodine » s’inscrit directement dans l’abandon de l’idée de « démonstration » à l’appui de toute pensée.  Discipline dont l’accès est par essence même démocratique, ne requérant aucun code socioculturel préalable, sa suppression du tronc commun accentuera les inégalités sociales, fragmentera davantage le tissu territorial, contribuera à la dislocation du Service Public d’Education nationale.

Après les « mesures d’économie », Mr Blanquer a inventé l’économie de la pensée.  

 

Et l’Humain dans tout ça!

 

La course à l’échalote pour doter sa police municipale des technologies les plus sophistiquées se poursuit entre les maires des communes littorales des Alpes Maritimes. Après des caméras de surveillance qui interpellent verbalement les contrevenants éventuels (big brother est bel et bien là!) voila maintenant que le délire sécuritaire, déjà omniprésent chez l’oncle, se développe chez le nouveau maire de Mandelieu, faisant de cette ville un pilote de la vidéo surveillance. Outre le fait que le citoyen n’échappe plus à ces contrôles permanents de sa vie privée on peut se demander s’il n’eut pas été plus utile de placer les 26 agents ainsi mobilisés sur le terrain, au contact de la population dans le cadre de relations humaines. Dans quel monde allons nous vivre demain avec tout ces « robots » qui font à la place des humains. Dématérialisation des démarches administratives (et tant pis pour ceux qui n’ont pas internet), automates à la banque, à la poste, au supermarché, consultation, diagnostic et prescription médicale via le net; le règne de la machine, de l’intelligence artificielle et des robots s’installe. Et ce avec un chômage « structurel »massif d’autant que les emplois de conception de ces machines ne compensent pas les emplois ainsi perdus. Le mouvement des gilets jaunes montre bien que la disparition des relations humaines réelles devient insupportable. La casse des services publics remplacés par des succédanés de service (voir la fermeture des agences de la Poste à Mandelieu), d’un côté, la psychose sécuritaire de l’autre, associés à un pouvoir d’achat en berne et une précarité professionnelle croissante fragilisent nos concitoyens. Et pendant ce temps-là, on installe des caméras sophistiquées pour attraper les délinquants de toute l’Europe mais rien n’est fait pour traquer les délinquants fiscaux qui planquent chaque année 80 milliards dans les paradis fiscaux. Revenons sur terre et conservons notre libre arbitre! Revenons sur terre et conservons notre libre arbitre!

De tout le pays monte la colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale.

De tout le pays monte la colère populaire

                                                                                 contre l’injustice sociale et fiscale.

 

Qu’ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d’hommes n’acceptent plus le sort qui leur est fait.

Ils le disent haut et fort : « Trop, c’est trop !

On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l’autel de l’austérité. »

Nous sommes des leurs !

Ce gouvernement au service de la finance a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d’ultra riches. De l’autre, il aggrave les difficultés et la précarité pour les salariés, les privés d’emplois, les jeunes, les retraités. Les femmes en sont les premières victimes.

Nous disons que la transition écologique, vitale à l’heure où l’humanité est menacée de terribles catastrophes, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique.

Avec les femmes et les hommes mobilisés dans les rues, dans les entreprises, dans les quartiers, nous voulons une économie au service de l’humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement, pour partager les richesses créées par le travail.

L’heure est à la conquête de nouveaux pouvoirs, de l’entreprise à la République, jusqu’à l’Union européenne.

Il faut cesser de culpabiliser la majorité de notre peuple. Pour que chacune et chacun puisse vivre dignement, il y a besoin d’augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux. Il y a besoin de services publics réhabilités (école, écologie, recherche, système de santé, culture, accessibles à toutes et tous), d’investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements.

 

MANIF CHEMINOTS A CANNES

Deux ou 300 personnes étaient rassemblées ce jour devant la gare de Cannes à l’invitation de l’intersyndicale des cheminots en grève. Grévistes, mais aussi retraités de la SNCF, de la fonction publique, représentants du PCF local, dans une ambiance bon enfant, ont partagé un pique nique devant la gare dont la recette revient à la caisse de solidarité des grévistes. Puis du haut des marches au tapis rouge (de la gare) les manifestants ont assisté à une saynète où « Macroléon » se félicitait du succès de ses réformes et de sa méthode par ordonnances, laissant entendre que ce n’était pas fini et qu’on allait voir ce qu’on allait voir, sous les huées de la foule. Enfin les manifestants se sont donnée rendez-vous devant les marches du palais, ce que les forces de l’ordre se sont employées à empêcher. Cependant quelques uns y sont parvenus et ont déployé une banderole proposant de faire dérailler Macron avant de se disperser dans le calme.(voir nos photos jointes et sur notre blog). De nombreux journalistes français et étrangers étaient présents pour couvrir l’événement.