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Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ?

         248 parlementaires de toute l’opposition (PCF, FI, PS mais aussi LR,  à l’exclusion du RN), ont engagé une procédure auprès du Conseil Constitutionnel contre le projet de privatisation des Aéroports de Paris (ADP). Cette requête a été validée par le Conseil Constitutionnel ; et maintenant le gouvernement est contraint d’organiser une consultation citoyenne pour ouvrir la voie à un référendum d’initiative partagée (RIP). Au-delà des obstacles informatiques mis en place par le gouvernement pour décourager les citoyens de signer sur internet, on peut s’interroger sur la volonté réelle de certains et notamment des responsables locaux des Républicains, de contribuer efficacement au succès de cette consultation. Normalement, notre commune devrait disposer d’un espace dédié permettant à tous de déposer leur signature. S’il existe dans notre commune, les citoyens n’en ont pas connaissance. Pas de communiqué de presse, rien sur le site internet de la Mairie. S’il n’y a pas de communication, comment les citoyens peuvent-ils utiliser leur droit à se prononcer ? Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ? A moins que certains soient gênés aux entournures de devoir se retrouver au côté des communistes, socialistes et insoumis, ce qui n’est pas le cas de nombreux députés LR.

Créés par le gouvernement provisoire en 1945 avec le ministre de l’Air, le communiste Charles TILLON, les  Aéroports de Paris appartiennent à la France et au peuple, ils sont rentables, sont un bien stratégique pour notre pays son développement et sa sécurité. Les appétits financiers qui veulent récupérer Aéroports de Paris tourneraient le dos à l’urgence climatique et environnementale. Il faut arrêter de brader la richesse nationale : l’exemple de la privatisation des autoroutes devrait suffire pour que massivement, nos concitoyens s’opposent à celle d’ADP.

Les communistes cannois ont distribué un tract avec le mode d’emploi et proposent à tous de venir signer sur le marché de la Bocca le samedi matin. Ils prendront d’autres initiatives sur les autres marchés, devant les entreprises et dans les quartiers.

Pour signer aller sur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Qu’attendent notre maire LR, David Lisnard, nos élus, pour s’engager ou à tout le moins favoriser l’expression citoyenne des Cannois ?    

Dominique HENROT                                                        

ASSEZ D’ENFUMAGE, IL FAUT AGIR.

La mondialisation avec ses navires de croisière, ses tankers et porte containers géants carbure au fioul lourd qui empoisonne les mers et les riverains. Notre baie est quasiment deux fois par semaine  le lieu de mouillage de ces grands immeubles flottants dont les moteurs ne cessent de tourner. Suite à l’accident du 2 juin à Venise l’association Transport et environnement publiait une étude très documentée sur les émissions de polluants atmosphériques s dont sont responsables ces « usines à touristes ». Ainsi la multinationale Carnival a rejeté en 2018 dix fois plus d’oxyde de soufre avec 47 bateaux que les 260 millions d’automobiles circulant en Europe.

Les pouvoirs publics essayent de nous rassurer en les tenant à une certaine distance des cotes (800 m si j’ai bien noté dans un récent article de Nice Matin). Ce faisant non seulement on ne prend pas en compte la pollution provoquée par la kyrielle de petites embarcations effectuant les navettes jusqu’au port pour y amener les visiteurs, mais en plus on nous refait le coup du nuage de Tchernobyl qui soi-disant ne franchissait pas les frontières. Qui peut croire que les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et de particules fines générées par ces bâtiments vont demeurer au large et ne pas polluer la mer ?

Nous avons soulevé le lièvre, il y a quelques semaines dans un écho dans Nice Matin. Un article de ce jour, fait état d’un courrier du maire de Cannes (David Lisnard) au premier ministre à ce propos. ll y a effectivement urgence à faire quelque chose.

Certes, la mise en place d’un PM (comme le préconise David Lisnard) peut être utile, mais il faut surtout très rapidement créer une  fiscalité dissuasive sur le fuel lourd. De plus, il est nécessaire de faire évoluer les normes permettant d’aller dans un avenir proche vers une réduction drastique des émissions toxiques actuelles. A minima, par exemple en ce qui concerne le souffre, ce qui se fait pour la zone Manche, Mer du Nord, Baltique devrait s’appliquer  aussi pour notre Méditerranée.

Bien entendu, l’idéal serait que la réglementation internationale évolue de manière significative mais si la France prenait une initiative ce serait déjà un grand pas. Notre gouvernement, si prompt à interdire l’accostage des bateaux des ONG qui sauvent les migrants en mer, pourrait aussi aisément interdire l’accès à nos côtes à ces bateaux pollueurs.

Dans le domaine de l’aviation une réflexion de même nature pourrait être conduite afin de réduire les pollutions sonores et environnementales du trafic de l’aérodrome de Cannes Mandelieu. Au passage et pour les même raisons, nous ne versons pas de larmes sur la disparition du Red Bull Race Cannes dont l’effet sur la détérioration l’environnement nous semble plus important à prendre en compte que les retombées économiques.

Dominique HENROT

Avec les communistes, à Cannes et au Cannet aussi les citoyens réclament une vraie hausse du pouvoir d’achat!


Le Mardi 19 mars, une délégation du Parti Communiste, dans laquelle Jean Marie Langoureau et Pierre Bernasconi représentaient le bassin cannois, a été reçue en préfecture des Alpes Maritimes.

Les délégués ont remis, à la représentante du Préfet, des pétitions réclamant une hausse significative des salaires, des retraites et des minima sociaux. Près de 2000 signatures ont été recueillies à Cannes et au Cannet, principalement sur les marchés ou devant des écoles.

Pour financer ces augmentations, les signataires demandent la suppression de l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF, CICE…). Ils réclament aussi des mesures efficaces pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale qui privent l’action sociale et les services publics de 100 milliards de recettes par an!

Les délégués du Bassin cannois ont aussi remis le «cahiers de doléances» que la section de Cannes du PCF a mis à disposition des citoyens dans le cadre du Grand Débat National ainsi que la synthèse de la réunion qu’elle avait organisée dans ce cadre.

La délégation a  fait part de la grande colère qui s’exprime quand on donne la parole aux gens. La baisse du pouvoir d’achat, la mise à mal des services publics, les difficultés pour se soigner, pour se déplacer, le coût de la dépendance, côtoient dans le bassin cannois le luxe le plus indécent et le plus insolent.

Dans les semaines à venir, les militants communistes du bassin cannois poursuivront leurs actions pour le rassemblement contre les injustices en s’attaquant aux causes profondes qui génèrent les inégalités.

Synthèse du débat organisé à Cannes (Maison des Associations) le 19/02 (cadre du Grand Débat National)


Note : La synthèse qui suit ne saurait prétendre refléter correctement les interventions ; elle ne peut que prétendre à la conformité par rapport aux thématiques abordées.

La réunion a rassemblé entre 40 et 50 personnes à l’invitation de la Section du PCF de Cannes. D’entrée de jeu, il a été précisé, que, la discussion était placée sous l’exclusive responsabilité des participants(es) et qu’aucune formation politique ne se l’approprierait sous quelque forme que ce soit. La durée des interventions a été limitée d’avance à 3 minutes, temps de parole généralement respecté ; le nombre d’interventions est d’une trentaine ; le débat a eu lieu entre 18h45 et 20h30 avec une rapide tentative de restitution synthétique laquelle a été approuvée. Ce qui suit développe quelque peu cette restitution synthétique. On distinguera deux parties :

  1. Les Thématiques avec de brefs résumés des idées avancées
  2. Les propositions formalisées.
  1. Les Thématiques : on peut en distinguer 4.

-La question du changement climatique et ses défis :

 L’échange conduit à deux constatations : a) cette problématique est forte au sein de la discussion ;

b) s’opposent deux conceptions ; la première consiste à faire de cette question celle qui surplombe et détermine toutes les autres ; la seconde consiste à considérer qu’on ne doit pas opposer la réponse aux défis climatiques et celle correspondant aux questions sociales. Il n’y a pas consensus sur l’une ou l’autre de ces conceptions.

– Fiscalité et justice sociale : l’échange montre qu’il s’agit d’une thématique majeure. Diverses pistes sont explorées (voir item propositions) ; le principe de l’égalité devant l’impôt fait consensus .Le recours à la taxation indifférenciée par rapport aux ressources ne fait pas accord .La discussion montre une opposition catégorique vis-à-vis de la problématique « Impôts supplémentaires ou moins de services publics ».  

– Démocratie et refondation institutionnelle :

L’idée selon laquelle les institutions actuelles ne sont plus adaptées au débat démocratique est très largement partagée. Diverses pistes sont explorées (voir item propositions) ; la complexité du sujet ne peut en un court espace de temps aboutir à un accord cristallisé sur telle ou telle proposition. Dans le cadre de cette rubrique, il faut noter l’insistance sur les enjeux nouveaux de la mondialisation et la nécessité d’une législation et humaine, ouverte vis-à-vis des flux migratoires ; aucune intervention ne réclame une conception sécuritaire.

_ Politique extérieure, paix et désarmement :

L’interventionnisme, notamment militaire de la France est controversé ; certaines propositions sont avancées (voir item propositions) ; elles ne font pas objet de débat ni d’opposition manifeste.

  • Les Propositions formalisées

On les trouvera ici exposées schématiquement ; aucune n’a pu faire l’objet de discussion.

On reprend l’ordre des items précédents.

Sur la question climatique : création d’un impôt européen affecté – l’espace européen étant considéré comme dimension pertinente ;  .Action nationale sur les  dépenses thermiques des immeubles collectifs ; relance et expansion du ferroutage et de l’utilisation des voies d’eaux et maritimes pour les transports de marchandises. Création d’un Parlement Mondial sur l’Ecologie et le Climat.

Sur fiscalité et justice sociale : augmentation du nombre de tranches du barème de l’impôt sur le revenu ; rétablissement de l’ISF, prélèvement à la source des compagnies du CAC 40 et lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale ; suppression pure et simple de l’impôt sur le revenu ; création d’un revenu universel versus salaire à vie (ici la discussion s’est esquissée sans accord) ; accord sur le principe de la contribution de chaque citoyen(ne) à proportion de ses ressources. Augmentation effective et importante  du SMIC, des salaires et pensions de retraite ; 

Création d’un impôt sur le Patrimoine. Augmentation de la TVA sur produits de luxe et diminution sur produits de base. Revoir le statut de la BCE afin qu’elle prête directement aux États. (Cette proposition fait l’objet d’applaudissements).

Application de la taxe Tobin sur les transactions financières .Taxer les laboratoires pharmaceutiques et l’industrie du médicament.

Sur Démocratie et refondation institutionnelle

Pratique du référendum plus fréquente ; diminution du nombre de parlementaires (ce point est vivement contesté) ; élections à la proportionnelle intégrale ; rétablir l’importance des corps intermédiaires ; rétablir les pouvoirs des Maires notamment dans les petites communes ; combiner démocratie représentative et démocratie participative avec contrôle des élus(es). Maintenir les départements, espace pertinent pour le maintien et le développement de services publics de proximité avec les ressources et les dotations étatiques afférentes.

Retour au droit des États à battre monnaie.

Prendre en compte les défis humains de la mondialisation avec comme devise «  Liberté, Égalité, Solidarité » ; refus de la politique sécuritaire vis-à-vis des Migrants qui bafoue les principes de la République ; nécessité d’un accueil digne et humain en France et dans l’Union Européenne (avec insistance particulière sur les Régions du Sud qui ont depuis des décennies été terre d’accueil).

La jeunesse doit faire l’objet d’une politique volontariste visant à lui redonner de l’espoir en son avenir.  

Sur Paix et Désarmement : l’interventionnisme militaire de la France a contribué à détruire de nombreux États et a créé de ce fait des devoirs particuliers dans la reconstruction et l’accueil des populations chassées par la guerre ; abrogation de la Loi de programmation militaire ; aller vers l’interdiction des armes nucléaires ; arrêter les ingérences dans les affaires d’autres pays. (Aucune de ces propositions n’a pu faire l’objet de discussion). 

Olivier GEBURHER rapporteur

LREM droite dans ses bottes, dans le déni total !

Comme pour les autres propositions de l’opposition de gauche, la majorité LREM a refusé de rétablir l’ISF et d’augmenter le SMIC proposés par les parlementaires communistes hier à l’assemblée nationale. Aux prétextes fallacieux des risques d’une fuite des riches à l’étranger et d’un frein sur l’emploi pour la compétitivité des entreprises, arguments dont des études récentes (notamment de l’OFCE) montrent qu’ils sont de pure invention. La majorité va même jusqu’à accuser les élus communistes de vouloir une augmentation des impôts au moment où les français expriment un ras le bol fiscal. C’est là faire peu de cas de la demande constante sur les ronds-points comme dans les réunions du grand débat de plus de justice fiscale. Et la proposition  des parlementaires communistes visait en passant de cinq à neuf tranches pour « moins faire payer les classe populaires et les classes moyennes, et plus faire payer les gros et très gros revenus ». Foin de tout cela. Cela en dit long sur la manière dont vont être prises en compte certaines remontées du grand débat.

Alors que le gouvernement refuse la suppression du CICE qui a montré son inefficacité (111 milliards d’euros pour 100 000 emplois créés ou préservés) ; une étude d’ATTAC entre 2010 et 2017 montre, en valeur absolue,  que pour ce qui concerne les sociétés du CAC 40, et  alors que les choix étaient les même que ceux de ce gouvernement :

  • Les impôts ont baissés de 6.4%
  • Les bénéfices ont augmentés de 9.3%
  • Les dividendes ont augmentés de 44%
  • Les effectifs ont baissés de 20%

Selon une autre étude (OXFAM) entre 2008 et 2018 le nombre de milliardaires est passé de 1125 à 2208 soit une augmentation de 49 %. De plus ces 2208 milliardaires ont vu leur fortune croitre de 12% en 2017 et d’autant en 2018.dans le même temps la « fortune » de la moitié la plus pauvre de l’humanité a baissé de 11%.

La concentration de la richesse mondiale dans les mains de quelques-uns s’accroit : en 2018 26 milliardaires possèdent autant que la moitié la plus pauvre. Ils étaient 42 en 2017 et 61 en 2016. En France 8 milliardaires possèdent autant que les 30% de français les plus pauvres.

C’est au niveau des inégalités du patrimoine que les différences sont le plus marquées :

  • Le patrimoine médian des ménages français est de 114 000 €
  • Celui des ouvriers non qualifiés de 16 400 €
  • Celui des employés de 24 800 €
  • Celui des cadres supérieurs de 205 000 €
  • Celui des professions libérales de 380 000 €
  • Celui des agriculteurs de 500 000 €

On voit bien que les « inégalités de patrimoine sont les plus importantes et les plus structurantes » comme l’a rappelé Jean Paul DUFREGNE et la suppression de l’ISF n’a fait que les accroitre.