Archives de catégorie : Non classé

Bébert est en route vers le paradis !

Fin de l’histoire pour notre ami, notre camarade  prêtre ouvrier Humbert DONNINI, appelé Bébert par tous les Boccassiens.  Mêlant intelligemment ses convictions religieuses, et ses convictions sociales et politiques, il a été pendant des décennies une figure marquante de la Bocca. Militant syndical dans son entreprise, serviteur de sa religion dans son église, il était d’un abord facile pour tous, pour ceux qui croyaient en Dieu comme pour ceux qui n’y croyaient pas. Son engagement, sa disponibilité, sa grande tolérance, lui ont parfois entrainé les foudres de sa hiérarchie. Il n’avait cure de ces reproches sachant que son action donnait de son église une image de générosité, de soutien aux plus démunis et de fraternité. Compagnon de route des communistes Cannois et Boccassiens, respecté de tous, cet homme affable et bon vivant, savait aussi défendre ses engagements avec conviction. La section du PCF de cannes s’associe à sa famille et à ses amis pour lui souhaiter bonne route vers son paradis.

DOMINIQUE HENROT

HÔPITAL DE CANNES: DU NOUVEAU!

           Le bruit court d’un projet de construction d’un nouveau bâtiment sur le site de l’hôpital de Cannes. Il semble qu’on voudrait y réaliser un bâtiment pour un centre de long séjour et un EPHAD, en lieu et place de l’actuel EPHAD des Broussailles et du centre de long séjour Isola Bella. La capacité d’accueil du nouveau bâtiment, implanté sur le parking actuel,  serait la même que celle des deux anciens bâtiments et la vente de l’espace Isola Bella financerait cette opération.

Bien entendu, nous considérons comme positif le projet de remplacement du bâtiment ancien de la « Maison de retraite » par un ensemble plus moderne et adapté aux besoins du 21ème siècle. Cependant, à Cannes, les besoins en EPHAD sont importants et pour l’heure couverts ultra majoritairement par des entreprises privées, pour des hébergements au coût prohibitif. N’y aurait-il pas là une opportunité, à la fois dans le nouveau bâtiment d’accroitre la capacité d’accueil et à la place du centre d’Isola Bella de construire un nouvel EPHAD public. La responsabilité d’un tel projet pourrait être partagée entre l’Hôpital S. Weil et la ville de Cannes. Cela permettrait à nos anciens, aux revenus modestes, d’intégrer une structure collective médicalisée publique, aux tarifs accessibles. Y a-t-on pensé ?

Hélas, on peut craindre que non. Car le choix de livrer au privé, et donc à la loi du profit,  ce type d’équipement indispensable (comme pour les crèches) est trop souvent fait au détriment du développement des services publics. Pour notre part, nous ne renonçons pas. Notre proposition fera partie des projets à défendre lors de la campagne des prochaines élections municipales.

DOMINIQUE HENROT

CANNES championne des résidences secondaires!

Nice matin du 23 aout nous apprend que la ville de Cannes s’enorgueillit de faire partie du « top 5 » des communes comptant le plus de résidences secondaires en France. Nos concitoyens qui attendent vainement depuis des mois voire des années de pouvoir se loger décemment et sans avoir à payer un loyer prohibitif doivent se réjouir de ce « succès ». Ainsi la moitié des logements cannois sont donc des résidences secondaires. Nous l’avions déjà dénoncé lors de la précédente campagne des élections municipales et les choses n’ont pas évolué, bien ou contraire puisque dans le même temps la ville renonce à l’objectif de 25% de construction de logements sociaux. Il y a là une véritable décision politique d’exclusion des familles modestes de Cannes, au prétexte scandaleux, selon le député Brochand, que les HLM seraient des foyers de terrorisme. Pendant, que des familles entières sont contraintes de vivre dans des espaces exigus ou de se loger de plus en plus loin de leur lieu de travail, des milliers de logements ne sont occupés que quelques semaines dans l’année, voire pas du tout puisque certains de ces logements sont totalement vides et ne sont que des « investissements » dans la pierre.

Si l’article NM fait dire au directeur des finances de la ville que les rentrées en terme de taxes sont un effet d’aubaine pour la ville, il omet de mettre dans la colonne des charges les frais occasionnés en terme de viabilité, d’organisation des services de transports en commun, d’éclairage public, d’assainissement, de ramassage des ordures ménagères, etc…tous services publics dont la ville ou la communauté d’agglomération ont la charge effective.

On ne peut non plus se réjouir de l’absence de surtaxe au prétexte que cela poserait problème aux gens qui ont hérité de biens et ne peuvent pas payer. Sont-ils si nombreux les employés et salariés qui héritent d’une villa dans la Californie ou la Croix des Gardes voire sur la Croisette ? En réalité, majoritairement ces résidences secondaires appartiennent à des gens qui ont les moyens de payer une surtaxe. L’augmentation significative  de cette taxe est d’autant plus justifiée que notre territoire manque cruellement de logements sociaux pour faire face aux milliers de demandes. Effectivement cette taxe additionnelle a pour but d’inciter les propriétaires à louer à l’année, évitant ainsi les locaux vides ou loués via Air BNB. D’ailleurs il pourrait être intéressant de connaitre l’implantation de ces plateformes sur notre commune, afin d’envisager des solutions pour augmenter le nombre de logements mis réellement à la location annuelle. 

Dominique HENROT 31 AOÛT 2019

Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ?

         248 parlementaires de toute l’opposition (PCF, FI, PS mais aussi LR,  à l’exclusion du RN), ont engagé une procédure auprès du Conseil Constitutionnel contre le projet de privatisation des Aéroports de Paris (ADP). Cette requête a été validée par le Conseil Constitutionnel ; et maintenant le gouvernement est contraint d’organiser une consultation citoyenne pour ouvrir la voie à un référendum d’initiative partagée (RIP). Au-delà des obstacles informatiques mis en place par le gouvernement pour décourager les citoyens de signer sur internet, on peut s’interroger sur la volonté réelle de certains et notamment des responsables locaux des Républicains, de contribuer efficacement au succès de cette consultation. Normalement, notre commune devrait disposer d’un espace dédié permettant à tous de déposer leur signature. S’il existe dans notre commune, les citoyens n’en ont pas connaissance. Pas de communiqué de presse, rien sur le site internet de la Mairie. S’il n’y a pas de communication, comment les citoyens peuvent-ils utiliser leur droit à se prononcer ? Y a-t-il un pilote pour le RIP dans ma commune ? A moins que certains soient gênés aux entournures de devoir se retrouver au côté des communistes, socialistes et insoumis, ce qui n’est pas le cas de nombreux députés LR.

Créés par le gouvernement provisoire en 1945 avec le ministre de l’Air, le communiste Charles TILLON, les  Aéroports de Paris appartiennent à la France et au peuple, ils sont rentables, sont un bien stratégique pour notre pays son développement et sa sécurité. Les appétits financiers qui veulent récupérer Aéroports de Paris tourneraient le dos à l’urgence climatique et environnementale. Il faut arrêter de brader la richesse nationale : l’exemple de la privatisation des autoroutes devrait suffire pour que massivement, nos concitoyens s’opposent à celle d’ADP.

Les communistes cannois ont distribué un tract avec le mode d’emploi et proposent à tous de venir signer sur le marché de la Bocca le samedi matin. Ils prendront d’autres initiatives sur les autres marchés, devant les entreprises et dans les quartiers.

Pour signer aller sur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Qu’attendent notre maire LR, David Lisnard, nos élus, pour s’engager ou à tout le moins favoriser l’expression citoyenne des Cannois ?    

Dominique HENROT                                                        

ASSEZ D’ENFUMAGE, IL FAUT AGIR.

La mondialisation avec ses navires de croisière, ses tankers et porte containers géants carbure au fioul lourd qui empoisonne les mers et les riverains. Notre baie est quasiment deux fois par semaine  le lieu de mouillage de ces grands immeubles flottants dont les moteurs ne cessent de tourner. Suite à l’accident du 2 juin à Venise l’association Transport et environnement publiait une étude très documentée sur les émissions de polluants atmosphériques s dont sont responsables ces « usines à touristes ». Ainsi la multinationale Carnival a rejeté en 2018 dix fois plus d’oxyde de soufre avec 47 bateaux que les 260 millions d’automobiles circulant en Europe.

Les pouvoirs publics essayent de nous rassurer en les tenant à une certaine distance des cotes (800 m si j’ai bien noté dans un récent article de Nice Matin). Ce faisant non seulement on ne prend pas en compte la pollution provoquée par la kyrielle de petites embarcations effectuant les navettes jusqu’au port pour y amener les visiteurs, mais en plus on nous refait le coup du nuage de Tchernobyl qui soi-disant ne franchissait pas les frontières. Qui peut croire que les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et de particules fines générées par ces bâtiments vont demeurer au large et ne pas polluer la mer ?

Nous avons soulevé le lièvre, il y a quelques semaines dans un écho dans Nice Matin. Un article de ce jour, fait état d’un courrier du maire de Cannes (David Lisnard) au premier ministre à ce propos. ll y a effectivement urgence à faire quelque chose.

Certes, la mise en place d’un PM (comme le préconise David Lisnard) peut être utile, mais il faut surtout très rapidement créer une  fiscalité dissuasive sur le fuel lourd. De plus, il est nécessaire de faire évoluer les normes permettant d’aller dans un avenir proche vers une réduction drastique des émissions toxiques actuelles. A minima, par exemple en ce qui concerne le souffre, ce qui se fait pour la zone Manche, Mer du Nord, Baltique devrait s’appliquer  aussi pour notre Méditerranée.

Bien entendu, l’idéal serait que la réglementation internationale évolue de manière significative mais si la France prenait une initiative ce serait déjà un grand pas. Notre gouvernement, si prompt à interdire l’accostage des bateaux des ONG qui sauvent les migrants en mer, pourrait aussi aisément interdire l’accès à nos côtes à ces bateaux pollueurs.

Dans le domaine de l’aviation une réflexion de même nature pourrait être conduite afin de réduire les pollutions sonores et environnementales du trafic de l’aérodrome de Cannes Mandelieu. Au passage et pour les même raisons, nous ne versons pas de larmes sur la disparition du Red Bull Race Cannes dont l’effet sur la détérioration l’environnement nous semble plus important à prendre en compte que les retombées économiques.

Dominique HENROT