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COP21. L’accord de Paris est adopté. Présenté chaudement par Fabius, il est accueilli froidement par la société civile

Fresque humaine, « ligne rouge » et minute de silence, des milliers de militants écologistes ont marqué à leur manière samedi la fin des négociations contre le réchauffement à Paris, appelant les citoyens à continuer à se mobiliser au quotidien pour la « justice climatique ».
Un accord « juste et durable », « historique », selon Laurent Fabius.
Un texte « insuffisant » , qui « nous conduit dans le mur » selon plusieurs organisations de la société civile… L’accord de Paris vient d’être officiellement adopté par les 195 pays réunis au Bourget. Il n’est cependant pas unanimement salué. Bref tour d’horizon à chaud.

 Vers le 1,5°C ? Un accueil mitigé

Le texte fixe l’objectif de contenir le réchauffement « en deçà de 2°C, et à poursuivre les efforts pour limiter une hausse des températures en s’efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C ». En soit, cet objectif est plus ambitieux que celui initial de limiter le réchauffement à 2°C. Reste qu’il soulève moult interrogations, voire suspicions. Pour ne pas être qu’un simple affichage, il faut que les Etats prennent des mesures conséquentes en termes de réduction de gaz à effet de serre. De même, alors qu’atteindre un tel objectif requiert l’accès à des technologies vertes que les plus pauvres ont du mal à se payer, l’enjeu des soutiens financiers aux pays du sud s’en trouve nettement accentué. Enfin, alors que le GIEC estime que l’on ne pourra limiter le réchauffement à 1,5°C sans user de l’énergie atomique et des techniques – encore mal maîtrisées – de capture et stockage du carbone, beaucoup redoutent que sa mention dans le texte ne serve de prétexte à leur développement. In fine, la « sincérité » des objectifs mis en avant dépend essentiellement des mécanismes proposés pour les atteindre, tant en terme de financements que de renforcement des ambitions. Qu’en est-il ?
Une porte ouverte à la géoingenierie 
Très concrètement, pour réussir à limiter le réchauffement à 2°C – a fortiori à 1,5°C -, le GIEC préconise d’avoir réduit de 40% à 70% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 2010, et surtout de le faire vite. De même, insiste-t-il sur la nécessité de laisser sous le sol 80% des ressources énergétiques fossiles déjà connues. L’accord ne fait pas mention de ces dernières, et ne retient pas non plus d’objectif chiffré à un horizon quelconque.
Seules perspectives affichées : celle, assez floue, d’atteindre « le pic d’émissions mondiales aussi vite que possible ». Et celle, plutôt trouble, d’assurer un « équilibre entre les émissions anthropique (liées à l’activité humaine, NDLR) et la l’absorption de ces émissions par des puits de gaz à effet de serre » après 2050. En gros, les pays pourront continuer à émettre d’un côté à condition de capter de l’autre. Cette dernière mention s’apparente aux termes notés dans les précédentes versions de « neutralité carbone », « neutralité climatique » ou de « zéro émissions nettes ».
Elle ouvre de fait la porte à ce que beaucoup d’organisations dénoncent comme étant de fausses solutions : la plantation massive de forêts sous forme de monocultures, susceptibles, entre autres, d’entrer en concurrence avec les terres arables; ou encore le recours aux techniques de capture et stockage du carbone dans le sous sol. A noter, par ailleurs, qu’aucun objectif n’est fixé en termes de développement des énergies renouvelables.
Pas d’inventaire des engagements avant 2023
Pour avoir une chance de limiter le réchauffement à moins de 2°C, il faut le faire vite, très vite. Les contributions de réductions de gaz à effet de serre mises sur la table, à ce jour, par 186 états, ne sont en ce sens pas encourageantes : elles ne permettent pas d’envisager un réchauffement de moins de 2,8°C, voir de 3°C. L’un des enjeux de cette conférence était d’accélérer le mouvement, en engageant un processus de révision à la hausse de ces engagements avant 2020, année d’entrée en vigueur de l’accord. Résultat ? La COP21 n’a décidé d’aucun rendez-vous clair avant cette date, estime les organisations (elle envisage un « dialogue facilitateur » en 2018, mais sa mission est floue). L’accord, lui, indique que les pays doivent se retrouver périodiquement pour renforcer leurs engagements. Mais le calendrier, là non plus n’est pas clair : un premier inventaire est prévu en 2023, puis tous les 5 ans, mais le texte laisse la possibilité aux Etats d’en décider autrement. Son lien avec les objectifs de réductions d’émissions, en outre, ne parait pas clair.
Des financements laissés en balance 
Enjeu d’équité, de justice climatique mais aussi de mise en œuvre des ambitions, la question des financements de la lutte contre le réchauffement était au cœur de ces négociations. Là encore, les réponses apportées par la COP21 laissent beaucoup d’ONG, notamment de développement, sur leur faim : certes, il reconnait le besoin de soutenir les pays pauvres, et établit que cette aide devra être d’au moins 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Mais il ne garantit pas que ces financements continueront à croître, et n’avance de fait, aucun montants. Seul décision tangible prise à Paris : celle de définir un nouvel objectif collectif d’ici à 2025. Le fléchage de ces financements ne satisfait pas non plus : alors que les pays du sud revendiquaient que la moitié de l’argent soit consacré aux mesure d’adaptation, ce qui est encore un projet d’accord se contente de parler d’un équilibre à assurer entre financement de l’adaptation et de l’atténuation.
 Marie-Noëlle Bertrand in  Humanité.fr  samedi 12 décembre

HUMANITÉ, PLANÈTE, MÊME COMBAT

Le réchauffement climatique est une réalité. Une réalité scientifiquement irréfutable, exploitée économiquement et bafouée politiquement. Les données scientifiques sont pourtant connues de tous. Les températures moyennes ont déjà augmenté de 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Si l’augmentation dépasse 2 °C, les conséquences seront difficilement contrôlables : extrêmes climatiques, montée et acidification des océans, disparitions massives d’espèces… Par là même, l’humanité est menacée : déplacements de populations, diminution des ressources agricoles et halieutiques, raréfaction de l’accès à l’eau. Les plus pauvres seront les premiers touchés. Et les tensions internationales s’exacerberont.
Ce réchauffement est certes dû à l’homme – n’en déplaise au lobby pétrolier –, mais surtout au système économique qu’il a créé. Un système basé sur les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui augmentent l’effet de serre, un système basé sur la recherche de rentabilité financière immédiate. Disons-le clairement, ce n’est pas dans le capitalisme, même « vert », qu’il faut chercher la solution. Les grandes entreprises capitalistes en quête d’image et, plus généralement, les libéraux de tout poil vantent des solutions purement locales, et surtout compatibles avec les profits pour les riches et, donc, l’austérité pour les peuples. Ces solutions sont anecdotiques.
C’est en partant des besoins humains et en les conjuguant avec le respect de l’environnement qu’on relèvera les vrais défis. L’homme a besoin d’énergie, pour assainir l’eau, se chauffer, se soigner, produire, se déplacer… Les pays pauvres doivent pouvoir se développer. Quant aux populations occidentales, elles doivent être aidées à se sevrer du carbone. Il faut ainsi fortement diminuer la consommation d’énergies fossiles (la diviser par 3 en France, 6 en Allemagne, 11 aux États-Unis) grâce à l’isolation des bâtiments, la promotion du train, de l’électrique… ; développer toutes les énergies non carbonées (hydraulique, nucléaire, renouvelables, surtout non intermittentes) ; sortir du consumérisme exacerbé…
Les solutions sont connues. Une seule question reste en suspens : qui décide ? Pour l’heure, sans réels pouvoirs sur l’économie, les citoyens subissent, impuissants. Combien de catastrophes avant que ne s’imposent la démocratie dans l’économie, notamment sur les choix industriels, l’orientation des fonds publics sur critères sociaux et environnementaux, le développement des services publics, les transferts technologiques ?
La Conférence des parties, la Cop21, se tiendra donc en décembre à Paris. Pour la préparer, les pays développés promettent… des réductions – très insuffisantes – des gaz à effet de serre, et refusent que leurs engagements aient une valeur contraignante. Ils « mégotent » sur l’aide financière pour un développement durable des pays pauvres, alors qu’ils sont responsables des pollutions passées. Ils sont dans l’impasse du libéralisme qu’ils promeuvent.
Pour les communistes, s’attaquer aux racines du système a toujours été au cœur de leur démarche politique. La qualité de l’environnement est désormais pleinement au centre de leur projet, tant pour la durabilité du développement économique que pour la qualité de vie. Promouvoir un développement humain durable est leur boussole. Une réponse de fond pour un problème de fond. Il n’est pas trop tard pour s’en emparer.
JEAN-NOËL AQUA maître de conférences à l’université Pierre-et-Marie-Curie.

Cette COP21 est finalement mal engagée. Alors que Hollande cherche des assurances et des engagements en Chine à Paris on arrive toujours pas à « trouver » une solution satisfaisante contre la pollution aux particules fines. Ségolène ROYAL vient d’autoriser 3 permis « d’exploration » pour le gaz de schiste. Volkswagen vient une nouvelle fois de se faire épingler pour triche et la commission européenne propose de remonter les seuils pour les bagnoles(merci au lobbies des constructeurs!). Quant à la voiture électrique une étude récente montre que son empreinte carbone est supérieure à celle de certaines voiture thermiques(origine de l’électricité, batteries, etc…). Enfin, le coup des bus Macron est complètement à contrecourant des solutions de transports collectifs nécessaires pour préserver l’environnement.      Dominique HENROT

TOUS A VELOS !

Bravo pour la piste cyclable de l’avenue Maréchal Juin: large, sécurisée elle permet aux amoureux de la petite reine de circuler en toute tranquillité entre Cannes et golfe Juan. Son prolongement prévu sur le boulevard Gazagnaire jusqu’à la Pointe Croisette sera le bienvenu. Il reste cependant encore beaucoup à faire sur la communauté d’agglomération pour la sécurité des cyclistes.
Sur le boulevard Carnot l’étroitesse de la voie et les pavés en bordure du trottoir rendent la cohabitation voiture-cycliste dangereuse. Mais le choix a dû être fait entre places de parking et piste cyclable, ce sont les places de parking qui ont gagné (elles sont plus utiles aux commerçants du boulevard).
Toujours sur le parcours du BHNS, la situation aux Tourades est aussi problématique, la piste cyclable étant discontinue: en allant de la Bocca à Mandelieu le long de la voie de droite jusqu’à Mac Do, puis plus rien pendant 300 m(!), puis de nouveau le long de la même voie jusqu’à l’arrêt de bus et là, la piste passe de l’autre côté pour se terminer au carrefour sans continuité jusqu’à Mandelieu et ne reprenant ensuite sur l’avenue Saint Exupéry, qu’après l’entrée de l’autoroute. C’est donc un parcours du combattant au niveau de dangerosité élevé qui est proposé là aux cyclistes, ce qui explique la faible fréquentation de la zone par ce moyen de locomotion.
Enfin le boulevard du Midi n’est pas prêt d’accueillir correctement les vélos, puisqu’il faudrait supprimer le couloir de stationnement (500 places environ) et retrouver à proximité la même capacité d ‘accueil pour les voitures.

TOUCHE PAS A LA PLAGE !

La mise en œuvre du décret de 2006 qui veut rendre aux usagers l’accès au domaine maritime public se traduit de manière étrange en ce début 2015. Nice Matin fait remarquer que sur le boulevard du Midi les bâtiments, bien que démontables ( du démontable que nous ne verrons jamais démonté, quelle hypocrisie !) seront plus haut et cacheront une partie de la vue sur la mer.
Le Maire de cannes que nous avons interviewée sur ces questions nous répond que c’est normal puisque ces restaurants doivent être construits sur pilotis pour éviter les dégâts causés par les coups de mer : le bas étant plus haut le haut devient plus haut. Dont acte ! Par ailleurs nous avons observé que le restaurant qui se reconstruit en face du SICASIL était précédemment 300m plus loin en direction de Mandelieu à un endroit où la largeur de sable était inexistante. Cette concession va empiéter sur la partie de plage la plus large avec une emprise au sol de 600 m2 et une surface bâtie qui sera passée de 126 m² à 255 m², laissant aux usagers habituels un espace extrêmement réduit. Certains usagers (700 pétitionnaires !) ont d’ailleurs engagé un recours au TA mais les travaux continuent !
https://www.facebook.com/touchepasmaplage.
Le Maire de Cannes a paru surpris et semblait ignorer le recours en TA. Il nous a répondu que l’emprise au sol est la même que pour la précédente concession mais que le sable avait disparu sous l’effet des coups de mer quant à la surface bâtie il a paru étonné et va vérifier. Ces réponses nous ont un peu surpris car Monsieur Lisnard avait pris des engagements de campagne sur ces questions. Se pourrait-il que de telles choses se fassent à son insu ? Pour l’heure l’ancien bâtiment étant détruit, il est bien difficile de vérifier tout cela sauf pour qui peut consulter les actes de vente et les documents de la précédente concession. Le TA peut le faire s’il estime que le recours des usagers et riverains est valide. Cela permettrait d’avoir toute la transparence sur cette opération.
En tous cas, alors que dans beaucoup d’endroits les plagistes ont protesté vigoureusement contre la mise en œuvre du décret à Cannes nous n’avons rien entendu. Les plagistes cannois sont-ils plus légalistes qu’ailleurs ou bien ont-ils tiré quelques avantages de ces reconstructions ?

COVOITUREZ QU’ILS DISENT !

De tous les départements de la PACA celui des Alpes Maritimes est le seul qui n’ait pas prévu de parking de délestage-covoiturage aux sorties d’autoroutes. Ce choix probablement guidé par des considérations économiques (prix du foncier) contribue à la surcharge permanente des axes routiers et autoroutiers de notre département et par là même à la pollution aux particules fines de plus en plus fréquente. Dans un article de Nice Matin (lundi 15/04), la journaliste souligne, à juste titre, ce que constatent au quotidien les usagers : à savoir l’embouteillage quasi permanent de l’axe des Tourrades à l’autoroute.
Cette situation devrait s’aggraver avec la création du multiplex prévu à la Bastide Rouge. Depuis plusieurs années nous militons pour un parking de délestage covoiturage à la sortie de l’autoroute à la Bocca. Jusqu’à présent, beaucoup d’automobilistes laissaient leur voiture dans le rond-point sous les arbres. Les arbres ont été coupés et un parapet édifié pour empêcher le stationnement à cet endroit ! Il en avait été fait de même précédemment à la sortie d’autoroute à Mougins devant les bâtiments d’EDF.
On ne peut pas prôner le développement du covoiturage et les transports en commun et en même temps créer les conditions pour que ceux qui veulent « moins de bagnole » ne puissent le faire. Il faut créer les conditions pour que cela soit incitatif et aisé.
Un parking gratuit dans le rond-point, au-delà de la piste cyclable, aux abords de la rue Antoine Laurent avec une navette gratuite rejoignant le premier arrêt du BHNS nous parait beaucoup plus approprié que le panneau qui renvoie les gens au parking de la Canardière situé à 1.5 km de là !
Hélas il semble que cette solution ne convienne pas aux élus de la CAPL. Ceux-ci envisagent, eux, un parking de délestage à la Bastide Rouge avec un accès direct depuis l’autoroute(!), par le passage à voie unique du Chemin de la plaine de Laval? L’idée étant plutôt d’amener les voitures au milieu de la zone commerciale : quelle drôle d’écologie voilà!