Archives de l’auteur : Dominique HENROT

LE GRAND JARDIN RESTERA AU PRIVE ….DOMMAGE!

Et voilà, c’est fait : le grand jardin est vendu (voir NM du 07/07). Malgré notre pétition ( http://chng.it/BjQjDrcS), malgré les nombreux articles de presse (NM, Le Patriote, Libération, 20 minutes, FR3, etc..) la vente est réalisée sans que la ville de Cannes intervienne.

Lors de la campagne des municipales nous proposions que la ville rachète ce bien ou organise un « tour de table » avec d’autres investisseurs publics afin d’en faire un lieu d’accueil, de loisirs et de culture. Cela aurait été possible avec un emprunt sans nuire à nos capacités d’investissement ni accroître de manière extraordinaire notre endettement. De plus cela aurait permis de valoriser encore plus le dossier de classement des Îles au patrimoine de l’UNESCO.

Bien entendu, le maire et ses services nous ressortent le bon vieux PLU « protecteur et sanctuarisateur » de l’île. La ville de Cannes a donc appris « par la presse » que la vente est faite et le projet de résidence pour « fêtards ultra fortunés » qui est fait pour ce domaine ; cela laisse rêveur sur la marge de manœuvre qu’elle peut avoir face au pouvoir financier d’Ultima Capital qui n’a pas l’habitude d’investir de manière hasardeuse.

Cela nous confirme la fuite en avant de la ville de Cannes vers toujours plus de tourisme de luxe, ce qui n’est pas surprenant quand on se rappelle qu’ont été donnés les permis de construire pour plus de 700 chambres de deux hôtels haut de gamme à proximité de Thalès faisant du boulevard du midi un prolongement de la Croisette à la Bocca. L’opportunité de voir revenir dans le domaine public ce joyau de l’île Sainte Marguerite ne se reproduira pas de sitôt ; voilà une belle occasion manquée.

Notons au passage, que ces nouveaux propriétaires milliardaires envisagent de créer un héliport à quelques centaines de mètres de la réserve ornithologique de l’étang du Bateguier. Nous avons alerté la LPO.

Enfin, la crise sanitaire a montré la fragilité du modèle économique « tout tourisme de luxe » ; n’est-il pas temps de réfléchir différemment aux gisements d’emploi de notre commune.

DOMINIQUE HENROT

Bébert est en route vers le paradis !

Fin de l’histoire pour notre ami, notre camarade  prêtre ouvrier Humbert DONNINI, appelé Bébert par tous les Boccassiens.  Mêlant intelligemment ses convictions religieuses, et ses convictions sociales et politiques, il a été pendant des décennies une figure marquante de la Bocca. Militant syndical dans son entreprise, serviteur de sa religion dans son église, il était d’un abord facile pour tous, pour ceux qui croyaient en Dieu comme pour ceux qui n’y croyaient pas. Son engagement, sa disponibilité, sa grande tolérance, lui ont parfois entrainé les foudres de sa hiérarchie. Il n’avait cure de ces reproches sachant que son action donnait de son église une image de générosité, de soutien aux plus démunis et de fraternité. Compagnon de route des communistes Cannois et Boccassiens, respecté de tous, cet homme affable et bon vivant, savait aussi défendre ses engagements avec conviction. La section du PCF de cannes s’associe à sa famille et à ses amis pour lui souhaiter bonne route vers son paradis.

DOMINIQUE HENROT

L’URGENCE SOCIALE ET ECOLOGIQUE PASSE PAR UNE RELANCE DU TRAIN EN RÉGION SUD !

Accidents autoroutiers, engorgements, stress des populations pour traverser le département, aller et venir au travail, pollutions, effets de serre cumulatifs, ce n’est plus possible !

Face à l’impasse du tout routier et à l’augmentation sans fin du trafic aéroportuaire, qui constitue lui aussi une impasse, la seule alternative progressiste possible c’est le développement du transport par le rail, seul à même de répondre aux besoins de mobilités et s’attaquer de façon drastique à l’effet de serre, principal vecteur du changement climatique.

Pour défendre les mobilités et les transports par voie ferrée, le PCF 06 a toujours été aux côtés des travailleurs du rail, des usagers du train, des associations, au plus près des besoins des populations, pour un service public du rail de qualité, efficace et moderne, et encore ces derniers jours pour préserver la ligne Nice-Breil-Cunéo

A partir de 1998 avec Jacques Tiberi, puis Gérard Piel comme conseillers régionaux en gestion s’appuyant sur la présence d’un ministre communiste aux transports, le PCF 06 a permis de relancer, au travers de la « LGV PACA », un projet de ligne nouvelle entre Marseille et Nice.

L’irresponsabilité, l’hypocrisie des élus territoriaux de droite obsédés par le tout-routier, et les politiques d’austérité, n’ont pas permis d’aboutir et ont conduit SNCF-Réseau (l’entité en charge des infrastructures ferroviaires) à proposer un projet de moindre ampleur, consistant d’abord à rendre nouvelle la ligne existante : LNPCA, phase 1&2.

C’est sur cette ligne nouvelle et ses nécessaires développements ultérieurs que le PCF 06 a décidé d’apporter sa contribution à la concertation avec le public, déjà importante et qui doit être encore renforcée.

Nous poursuivons 3 objectifs au service des populations concernées :

1. Faire sortir le département des Alpes Maritimes de sa situation de cul -de- sac ferroviaire par rapport au réseau national.

2. Répondre aux besoins des usagers dans les dessertes locales en TER de Cannes à Menton, pour lutter contre la saturation routière et autoroutière.

3. Engager une démarche de services publics de transports efficients pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le projet de SNCF-Réseau présente des avancées qui s’inscrivent dans le droit fil des exigences rappelées ci-dessus. 

Pour financer ce projet, les moyens financiers existent. Ainsi, les habitants, les collectivités de notre territoire contribuent fortement aux taxes de réduction du CO2. Ces moyens devraient être mobilisés comme un juste retour pour les Alpes Maritimes et la région.  La dépense publique ferroviaire revient aujourd’hui à environ 240 € par habitant/an :  c’est beaucoup moins que les dépenses routières ! Il est dès lors impossible de présenter les investissements envisagés comme exorbitants.

Moins de cadeaux fiscaux aux fortunes et aux actionnaires des entreprises du CAC 40 et plus de moyens pour les services publics utiles à toute la population : tel est le combat que mènent et mèneront les communistes des Alpes Maritimes. 

HÔPITAL DE CANNES: DU NOUVEAU!

           Le bruit court d’un projet de construction d’un nouveau bâtiment sur le site de l’hôpital de Cannes. Il semble qu’on voudrait y réaliser un bâtiment pour un centre de long séjour et un EPHAD, en lieu et place de l’actuel EPHAD des Broussailles et du centre de long séjour Isola Bella. La capacité d’accueil du nouveau bâtiment, implanté sur le parking actuel,  serait la même que celle des deux anciens bâtiments et la vente de l’espace Isola Bella financerait cette opération.

Bien entendu, nous considérons comme positif le projet de remplacement du bâtiment ancien de la « Maison de retraite » par un ensemble plus moderne et adapté aux besoins du 21ème siècle. Cependant, à Cannes, les besoins en EPHAD sont importants et pour l’heure couverts ultra majoritairement par des entreprises privées, pour des hébergements au coût prohibitif. N’y aurait-il pas là une opportunité, à la fois dans le nouveau bâtiment d’accroitre la capacité d’accueil et à la place du centre d’Isola Bella de construire un nouvel EPHAD public. La responsabilité d’un tel projet pourrait être partagée entre l’Hôpital S. Weil et la ville de Cannes. Cela permettrait à nos anciens, aux revenus modestes, d’intégrer une structure collective médicalisée publique, aux tarifs accessibles. Y a-t-on pensé ?

Hélas, on peut craindre que non. Car le choix de livrer au privé, et donc à la loi du profit,  ce type d’équipement indispensable (comme pour les crèches) est trop souvent fait au détriment du développement des services publics. Pour notre part, nous ne renonçons pas. Notre proposition fera partie des projets à défendre lors de la campagne des prochaines élections municipales.

DOMINIQUE HENROT

CANNES capitale du luxe!!

Aujourd’hui championne des résidences secondaires (vides !), Cannes sera-t-elle demain championne des hôtels de luxe ? C’est en tout cas ce qui semble se profiler avec le permis de construire accordé tout récemment à Frédéric Badin, le PDG de la SARL uninominale Clipper de Keraison. L’emplacement, situé entre l’embouchure de la Frayère et les premiers bâtiments de Thalès, fait donc l’objet d’un projet de construction d’un hôtel de luxe :  23 091 m2 de surface au plancher, 22m50 de haut, soit la surface d’un demi-stade de football, pour un immeuble de 6 à 8 étages, et le tout en front de mer !

Rassurons-nous, si on peut dire : une étude d’impact environnemental est en cours (voir l’affiche jaune). Mais il va falloir faire vite pour donner son avis car la consultation sera close le 21 septembre ! Il n’est pas certain qu’une espèce de salamandre particulière y ait trouvé son dernier refuge. Mais l’impact environnemental, c’est aussi la bétonisation outrancière des sols. Donc, amis de la nature, n’hésitez pas à vous exprimer sur le site en question. Autre motif d’étonnement : pas un mot sur ce projet, ni dans le mensuel « Cannes Soleil », ni dans son supplément spécial   « La Bocca avance ». Pourquoi une telle discrétion ? Craindrait-on la réaction des Cannois ?

En effet, pourquoi encore un hôtel de luxe à Cannes ? Il nous semblait que les hôteliers cannois, via l’UMIH, leur syndicat patronal, estimaient qu’ils étaient déjà assez nombreux pour assurer un remplissage suffisant de leurs locaux. Veut-on transformer cette partie du bord de mer en Croisette bis ? Car qui dit hôtel de luxe pense rapidement à plage privée de l’hôtel en question. Et c’est vrai qu’elle est belle, cette plage, de l’autre côté du boulevard du midi. Alors combien de temps restera-t-elle publique ? Ainsi, ce que Stribick, le constructeur des immeubles Cannes Midi, n’avait pu imposer il y a 40 ans, d’autres rêvent de le faire aujourd’hui : finir de bétonner cette partie du littoral au profit des nantis ! Et que dire de l’éventualité de l’extension des locaux de Thalès, une fois que tout sera bâti autour ?

La mairie de Cannes, en accordant ce permis de construire, a fait un choix, un choix politique : celui de la priorité au tourisme de luxe, qui serait le seul moteur de l’économie locale. Qu’en pensent nos concitoyens ? Au-delà de la nécessaire « évaluation environnementale » annoncée sur l’affiche jaune, l’intérêt économique et social de cette construction est posé.  N’y a-t-il pas d’autres urgences quand tant de Cannois ne trouvent pas de logements accessibles et qu’on aurait besoin de terrains pour les construire ? Il nous semble donc urgent de surseoir au permis de construire et d’engager une véritable consultation des Cannois.

Dominique HENROT