ET MAINTENANTL’AVENIR 24 OCTOBRE

COLLECTIF POUR UN PACTE DE LEGISLATURE.

L’élection présidentielle est la consultation populaire qui mobilise le plus les citoyen-e-s. Cependant dans notre République c’est l’Assemblée Nationale qui vote les lois et les budgets, c’est encore cette Assemblée Nationale qui donne une majorité (ou pas) au Président de la République, qui donne la confiance ou la défiance au premier ministre qu’il aura désigné. L’inversion des dates des élections présidentielle et législative, suite à plusieurs cohabitations difficiles à vivre pour les présidents élus, conduit depuis plusieurs mandats à donner pour la législative une majorité confortable au président élu et à laminer complètement l’opposition. C’est la situation que nous vivons aujourd’hui avec un parlement « godillot ».

            La composition de l’Assemblée Nationale est déterminante pour la vie démocratique de notre pays. Il est donc nécessaire que l’ensemble des forces politiques y soient représentées pour ce qu’elles sont véritablement afin que cette instance joue vraiment son rôle.

            C’est le sens de notre démarche aujourd’hui pour un « pacte de législature » entre les différentes composantes de gauche, écologistes et citoyennes. Nous avons pris l’initiative d’interpeller toutes les forces en présence sur notre circonscription en vue d’une candidature commune à l’élection législative de juin 2022, sur la base de propositions élaborées en commun.

Cette construction est exigeante ; en effet il ne s’agit pas de travailler à un « accord de sommet », lequel conclurait évidemment mais ne précèderait pas les initiatives populaires indispensables, mais d’engager dès à présent avec toutes les forces disponibles, de gauche, écologistes, citoyennes les discussions qui permettent au maximum de nos concitoyennes et concitoyens de se prononcer sur les mesures gouvernementales nécessaires.

            Pour ce faire nous proposons aux citoyen-e-s de notre circonscription la constitution d’un collectif regroupant mouvements politiques, mais aussi citoyen-e-s investis dans les groupements syndicaux et associatifs d’y participer.

            Nous vous invitons donc à une première rencontre le 9 novembre de 18 à 19 heures dans nos locaux boccassiens.

(escalier extérieur à l’intersection des rues Joseph Flory et des Bosquets)

17 OCTOBRE UN CRIME D’ETAT OCCULTE.

            Le président de la République a commémoré le massacre du 17 octobre 1961, en pointant la seule responsabilité du préfet de police Maurice Papon, comme si celui-ci était indépendant du pouvoir en place. Il n’a parlé ni de colonisation ni de violences policières et encore moins de « crime d’État ».

            Samedi 16 octobre, le chef de l’État s’est rendu sur le pont de Bezons, dans les Hauts-de-Seine, pour commémorer le 60e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, en mémoire des travailleurs algériens tués ce jour-là par la police, alors qu’ils manifestaient pacifiquement avec leurs familles contre le couvre-feu imposé par décret aux « Français musulmans d’Algérie ».        C’est bel et bien une décision d’Etat qui fut à l’origine du drame. Michel DEBRE, premier ministre, pris la décision lors d’un conseil restreint le 5 octobre et le président DE GAULLE ne pouvait l’ignorer. Pointant la seule responsabilité de PAPON (dont on connait le passé peu glorieux lors de la seconde guerre mondiale), MACRON atténue la responsabilité de l’Etat Français dans la violence de la répression policière comme dans le mensonge qui a suivi. Selon Medhi LALAOUI dans Médiapart. On est passés de trois victimes officielles à “plusieurs dizaines”, mais à part ça, 60 ans après ce massacre, on ne sait toujours pas qui en étaient les commanditaires et les complices. Papon sert de coupable expiatoire. C’est une occasion manquée pour la vérité, qui concerne peut-être le fait qu’il ne faut pas heurter des électeurs potentiels à six mois de la présidentielle… »

 Une dépense d’éducation qui augmente davantage dans le privé

            Aux 1369 créations de postes dans le 1er degré correspondent 1354 emplois supprimés dans le 2d degré. Si l’évolution totale des emplois dans l’éducation nationale est positive (+913) c’est dû au passage de CDD à CDI des personnels d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH). Auparavant ils n’apparaissaient au budget !

            Les crédits prévus pour le premier degré augmentent de 2.3% en 2022, en lien avec les créations de postes. Le nombre d’élèves diminue, mais le ministère continue à dédoubler des classes de grande section de maternelle et à limiter à 24 élèves les CP et CE1 hors éducation prioritaire.

            Dans le second degré les dépenses n’augmentent que de 1.5% alors que le nombre d’élèves augmente d’autant en lycée. Ces deux taux sont aussi à comparer au taux d’inflation : 2.7% pour 2021.

            L’enseignement privé connaitra en 2022 une hausse des versements de l’Etat de 3%, passant de 7.7 à 8 milliards malgré la suppression de 159 postes. Faudra ajouter la prise en charge de toutes les maternelles du privé depuis la loi Blanquer. 100 millions sont crédités pour cela au budget. Mais on ne connaitra le cout réel que courant 2022.

 Pour la création d’un Observatoire des Grandes Pauvretés

            « L’ultra-précarité » en région Paca s’est accrue de manière significative dans notre région. Pour « connaître, comprendre, analyser les pauvretés au niveau local », un collectif régional i préconise la création d’un Observatoire des Grandes Pauvretés sur la région.     Un observatoire qui permettrait « une meilleure compréhension des phénomènes de pauvreté, et aboutir à des propositions concrètes« . L’objectif est également de mieux coordonner les actions en « renforçant les liens inter-acteurs, institutionnels et associatifs« . Assurer aussi une politique de logement digne, un accès à une alimentation saine, réduire la fracture numérique… Il est certain que la pandémie a bouleversé des équilibres de vie déjà bien fragiles pour certains. L’objectif, est que cette « ultra-précarité » dans notre région, ne poursuive pas sa courbe une année de plus. Il en va de l’avenir de milliers de personnes. Le maire de Cannes reconnait lui-même, ce que nous dénonçons depuis des années, que sa ville compte 20 % de ses concitoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté. Il est peut-être temps de s’y mettre sérieusement.                                                      

La réforme de l’ISF a-t-elle tenu ses promesses ?

Stimuler l’investissement et tarir le supposé exode des riches matraqués par la fiscalité française, tels étaient les arguments du gouvernement pour justifier sa réforme de la taxation du capital. La publication la semaine dernière du troisième rapport d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital lancée au début du quinquennat Macron jette un pavé dans la mare. Le moins que l’on puisse dire à la lecture de ce document, rédigé sous l’égide de France Stratégie, est que ces mesures phares de l’exécutif : instauration d’un prélèvement forfaitaire unique(PFU) à 30 % sur les revenus du capital et transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), censées booster l’investissement productif et faire ruisseler la fortune des plus riches dans toute l’économie, peinent toujours à faire leurs preuves. Le second rapport (l’année passée) montrait déjà le boom des dividendes distribués (23 milliards en 2018 contre 14 en 2017 !) ce que confirme ce troisième rapport avec 1 milliards de plus encore. « Les équipes de recherche sont à même d’établir un effet causal de l’instauration de PFU sur le versement des dividendes aux ménages ». Il montre aussi que l’essentiel des placements financiers s’effectue dans l’immobilier et non pas dans le productif comme annoncé. L corrélation entre patrimoines immobiliers en 2019 et dividendes 2018 est très forte. Quant au retour des exilés fiscaux l’effet sur les rentrées fiscales est minime. En 2019 280 imposables à l’IFI ont quitté le pays et 340 sont revenus représentant 0,2% du total de l’IFI : c’est peanuts ! Pour mémoire en 2020 l’IFI à rapporté 1.6 milliards alors qu’en 2017 l’ISF avait rapporté 4.2 milliards !!