Archives mensuelles : novembre 2020

MAUVAIS CHOIX POUR L’HOPITAL DE CANNES

Nice Matin du 25 novembre annonce la création d’un nouvel EPHAD public à l’Hôpital de Cannes. On pourrait se réjouir de voir enfin les responsables, qui ont laissé sombrer dans une vétusté inacceptable les locaux et l’accueil de la « maison de retraite » de l’hôpital, comme ceux du centre de long séjour d’Isola Bella dépendant aussi de l’hôpital de Cannes, décider de les reconstruire. Mais les cannois doivent cependant savoir que ce beau projet n’est peut-être pas aussi idéal que le prétendent les « autorités » : direction de l’hôpital, comme Mairie de Cannes.

Car ce que ne dit pas l’article c’est que pour financer tout cela le terrain d’Isola Bella, un peu plus de 3 hectares quasiment en centre-ville, au pied de la Californie, est vendu à un promoteur !

Le service public de santé est dans un tel état de difficulté financière que pour financer une nouvelle activité ou remettre aux normes des locaux vétustes, on démembre, on cède activités, personnels, mais aussi terrain et bâtiments comme dans le cas présent. Il est clair que cette opération de crise hypothèque pour des décennies la possibilité de construction d’un autre EPHAD public à Cannes, alors que les besoins sont criants dans le bassin cannois et que les tarifs pratiqués par le privé sont prohibitifs excluants toute une partie de la population contrainte d’aller chercher ailleurs. Les multinationales de la gériatrie sont très implantées sur notre communauté d’agglomération, mais tout le monde n’a pas les moyens d’y séjourner. Il faut savoir que les tarifs de la maison de retraite de l’hôpital sont les plus faibles du département et environ moitié de ceux qui se pratiquent dans le privé.

De plus, la question de la capacité d’accueil est posée. En effet, regrouper les services d’ISOLA BELLA et ceux de la maison de retraite de l’hôpital laisse craindre une réduction de la capacité d’accueil globale même si le décompte annoncé est le même que l’actuel. Bien sûr, on nous dresse une liste exhaustive des lits à venir, mais quand on compare les services à l’existant le compte n’y est pas et en particulier dans la liste publiée n’apparaissent ni le CMP SHOAN, ni le service hospitalier de jour EXTIME tous deux basés à Isolla Bella. Il est vrai que ce sont deux services de la psychiatrie qui est la dernière roue du carrosse du ministère de la santé.

 En outre, le site actuel de l’hôpital est régulièrement saturé ; la construction de cette unité va accroitre de manière significative la circulation et les difficultés de stationnement tant pour les personnels que pour les malades et les visiteurs.

Lors de la campagne des municipales 2020 nous avions déjà soulevé ce lièvre. Notre liste, CANNES A VOUS , avait proposé de conserver le site d’Isola Bella, de le rénover et d’y maintenir une activité d’accueil de personnes âgées valides, leur offrant ainsi la possibilité d’accéder aisément au centre-ville, voire au bord de mer. Dans le même temps, il fallait travailler à d’autres moyens de financement de la reconstruction de l’EPHAD S. VEIL et d’y installer celles et ceux dont la dépendance nécessite la proximité des services hospitaliers. Cela permettait, de conserver sur S. VEIL un peu de foncier pour une éventuelle extension de l’hôpital dans les années à venir et à Isola Bella une augmentation de l’accueil en EPHAD. Au lieu de cela le projet mis en œuvre verrouille totalement le foncier.

Enfin, rappelons que le projet actuel se substitue à un projet antérieur dans le cadre d’un partenariat public-privé avec Orsac-Montfleuri qui, lui, n’aurait rien couté à l’ARS, mais qui a fini par capoter du fait de la maladresse ou de l’inconséquence des décideurs porteurs du projet actuel.

La direction de l’hôpital comme la mairie de Cannes ne devraient pas se féliciter de ce projet quand il faudrait regretter la réduction du service public pour de sombres intérêts financiers et de mauvais choix stratégiques.

ET MËME LES TROUS NOIRS PEUVENT MOURIR ( III)


Réflexions sur les élections des Etats Unis d’Amérique

Olivier GEBURHER 14 novembre 2020
A peine les lignes qui précédent étaient-elles écrites que , comme l’indique une chanson d’un grand acteur chanteur à la face sombre , Patrick Bruel , le temps bouscule mon clavier ; rendre compte supposerait que chacune de mes phrases contienne tout le spectre des contradictions qui se font jour dans le tumulte en tentant d’y déceler une dominante ; tâche impossible . Au moment où, en France, on assiste avec stupeur au déroulé continu de la geste gaullienne ce qui peut peut-être s’interpréter par le fait que les médias mainstream n’ont pas ajusté leur dispositif et cherchent à gagner du temps, aux Etats Unis d’Amérique, pas une demi seconde n’est perdue. Peut-être mes lectrices et lecteurs éventuels en sont-elles -ils, convaincues (s) mais je tiens à l’écrire : la pièce est jouée, la messe est dite.
On parlera ici des possibles et des certitudes.
Auparavant, pour n’y pas revenir, quelques remarques sur le PROGRAMME DEMOCRATE
1) Le point de départ de l’agenda est évidemment la question CLIMATIQUE. Le premier geste de Joe Biden est l’annonce du retour aux Accords de Paris et c’est tout sauf insignifiant si on ajoute la projection d’une économie DECARBONNEE à l’horizon 2050. Il serait carrément stupide de prendre cet engagement à la légère. Nos étonnants écologistes apparaissent doublement ridicules ; d’une part, les roulements de tambour sur le France exemplaire au plan de la lutte contre le changement climatique comportait jusque-là un soupçon d’absurde : si le pays le plus engagé dans la pollution frénétique avait dû poursuivre, on demande ce que l’effet d’un pays comme la France eût pu signifier et on ne sache pas que nos brillantes têtes d’affiche aient à aucun moment montré du doigt cet aspect minuscule. Ajoutons pour faire bon poids qu’à aucun moment il n’a été question de réduire la part du nucléaire en fermant des centrales ; par contre l’impulsion donnée aux énergies renouvelables sera, à n’en pas douter considérable ; là encore les comparaisons sont ineptes ; l’éolien artisanal est en fonction aux Etats Unis depuis des décennies ; il alimente fermes et ranchs dans des territoires où le vent sans être constant est suffisamment régulier. L’implantation de parcs éoliens de très grande taille est prévisible et a un sens (sans chercher plus loin, la zone des grands lacs s’y prête à merveille et ne suppose aucune comparaison) . Pour le solaire c’est plus complexe et on n’en dira rien ici : il est d’ailleurs aussi certain que l’envol de ce secteur alimente le discours présidentiel sur des emplois nombreux, de haute qualification et bien payés. En tout cas, la question énergétique aux Etats Unis méritera d’être suivie de près.
2) Ensuite et « concomitamment » comme dirait l’autre, il y a la question de la pandémie. On peut discuter de l’impact sur le scrutin du « traitement » trumpiste …l’intérêt en est de mon point de vue assez médiocre. En revanche il est certain que la chose n’attend pas et à peine le résultat connu elle est prise à bras le corps : il est même certain qu’avant la réunion d’une cellule de crise l’équipe Biden qui avait déjà conscience du problème n’en mesurait pas l’ampleur ; « les Etats Unis comptent pour 4% de la population mondiale et compte 20% des victimes mondiales » s’écrie le nouveau Président horrifié. Je pense que sans aller plus loin avec une telle « réussite », rendre les Etats Unis d’Amérique « respectables « pour ne pas dire respectés ce qui est une toute autre affaire …semble du domaine de la billevesée. Donc on s’attaque à l’affaire et « concomitamment » il y a les sons de trompe de Pfyzer donc, comme déjà mentionné la BigPharma . Beaucoup d’inconnues subsistent à ce sujet et il m’est arrivé de penser que l’arrivée d’un vaccin tenait de l’absurde , mais à vrai dire , inconnues ou pas , une chose est sure : d’une part la « course » , aussi monstrueusement débile qu’elle soit au « premier « dans ce domaine est là, et d’autre part l’enjeu pour les Etats Unis est si immense qu’on ne voit pas la possibilité que les milliards de $ investis conduisent en fait à une catastrophe ( le vaccin en question une fois sa période d’immunité épuisée laissant la place soudain à une reprise virale immensément plus dangereuse ) .La pandémie sera l’occasion pour une part significative de l’industrie Nord-Américaine d’un renouveau d’une rare puissance comme le capital nord-américain sait le faire quand sont en jeu ses intérêts vitaux . A cela s’ajoute en contrepoint mais en principe indissociable, la réforme envisagée de l’Assurance maladie ; on pointe déjà ses limites qui sont grandes en effet puisque Joe Biden ne reviendrait pas complétement à la Réforme Obama déjà très limitée mais enfin bouder même si le pas est très timide n’est pas de saison pour des millions de citoyennes et citoyens qui à ce stade n’ont rien, vraiment rien et renoncent aux soins quels qu’ils soient comme on sait. Là aussi, rendre les Etats Unis d’Amérique « respectables » est un programme …..Réintégration dans l’OMS est aussi un signe intéressant .
3) Passer le SMIC de 6 ( SIX ! ) $ de l’heure à 15$ peut seulement faire écarquiller les yeux aux macroniste les plus invétérés et quelques autre à gauche pour qui la question du SMIC est taboue. Il se trouve que cela fait partie du programme Démocrate et comme le souligne le NYT avec un haussement d’épaules c’est déjà le cas en Floride sous Trump ; c’est dire que ladite mesure est « absorbable » mais elle n’est pas encore réalité en dépit de son caractère « limité » …..
4) S’ajoute enfin, bien que cette Liste ne soit que le sommet de l’iceberg , une réforme fiscale contenant quelques accents pikettistes sur lesquels je ne m’étends pas .
« Limités » et « à peine progressistes » ces aspects eurent de quoi CONTRIBUER à produire le mouvement populaire majoritaire dont nous avons été témoins. Mon penchant naturel m’eût sans doute poussé à écrire que « tout de même en France , on est capable de bien mieux « mais à voir le spectacle de la gauche actuelle , je serais tenté de la boucler et de devenir franchement très désagréable vis-à-vis de chacune de ses composantes même si de façon évidemment différenciée .
On ne peut pas conclure ce passage sans mentionner le fait que dès la réunion des comités présidentiels au travail, le bilan catastrophique de la période Trump dépasse toute imagination.
Il faut maintenant dire un mot de ce qui se passe chez l’âne et l’éléphant avant d’attaquer les nœuds gordiens des questions internationales.
Au sein du parti de l’Âne ( Démocrate ) on voit s’agiter toute la camarilla des caciques clintoniens et autres qui eussent voulu simplement du trumpisme sans Trump ; ceux-là sont indécrottables , n’ont rien compris et rien appris ; ils ont évidemment leurs analogues en France. Leur brou -ha -ha couvre sans doute bien d’autres bruissements : en particulier je ne sais pas interpréter le silence apparent actuel de Bernie Sanders lequel, hypothèse optimiste, se laisse un peu de temps avant de parler d’une façon qui ne soit pas pour ne rien dire …..
Du côté de l’Eléphant on a en superficie un incendie identique ; les partisans du trumpisme supposent Trump et pas un succédané d’ailleurs marqué par le sceau diabolique du « socialisme » . Ce courant dont je ne mésestime ni la force résiduelle ni l’extraordinaire capacité de nuisance a d’ores et déjà perdu la partie ; l’autre courant constitué n’est pas celui de « la droite raisonnable » contrairement à une image chérie par nos puissants intellectuels de gauche ; ce courant est au travail pour trouver comment miner de l’intérieur les velléités de Joe Biden. Les miner et les pourrir : ce n’est pas du Parti de l’Ane que viendra la pédagogie du renoncement mais de celui de l’Eléphant. Cette stratégie-là, viable en théorie, s’affronte à deux difficultés majeures ; la première est qu’elle s’inscrit dans le TEMPS et celui-ci est compté : comme l’a souligné K Harris qu’il faut prendre au sérieux, la bataille pour le Sénat est engagée. Elle PEUT déjà être amorcée victorieusement en Géorgie où les jeux ne sont pas faits (et de nouveaux articles indiquent à quel point le parti de l’Eléphant craint d’y perdre la majorité au point d’exiger la suspension du scrutin sénatorial ! Sans succès). La seconde difficulté réside dans la force de l’aspiration populaire avec laquelle il faut décidément compter. On comprendra qu’on ne se hasardera pas ici à faire des pronostics. La Porte est ouverte, les possibles nombreux et considérables. On me dira sans doute » mais que fais-tu de la crise systémique ?» Mais si on en est au stade que « de tout côté mon mal est infini », quel besoin y a-t-il d’en disserter savamment ? La crise systémique et son moment paroxystique sont justement écrits – maladroitement et artisanalement – dans ce qui précède et ce qui va suivre .
LES POSSIBLES
Ils sont nombreux et significatifs ; la Ligne Biden s’affirme en ce moment même et on en détaille des aspects essentiels dans LES CERTITUDES mais il faut d’amblée noter deux angles morts spectaculaires : le premier concerne ce que la doctrine Monroe qui n’a pas changé fondamentalement, considère comme l’ « arrière-cour » à savoir L’Amérique Latine à nouveau EN TRANSES ; d’une part il y a les puissants mouvements démocratiques au Chili , en Bolivie , ….qui montrent assez que la politique importée du grand voisin est en échec ; l’élection du ticket Démocrate est d’évidence une aide indirecte même si on imagine que la nouvelle équipe ne voit pas les choses avec les yeux de Chiméne mais en tout cas cela éloigne les possibilités de la politique du Gros Bâton ; de ce fait au Brésil les conséquences ne sont pas moindres et a priori Bolsonaro n’en est pas renforcé c’est le moins qu’on puisse dire ; on en dira un peu plus, plus loin .D’autre part la crise au Proche Orient sur laquelle la nouvelle équipe pour le moment est muette, il y a là une prudence compréhensible à défaut d’être saluée ; la politique israélienne quoi qu’en vocifère Nétanyahou ne sort pas renforcée de cette élection d’autant que une majorité , à ce qu’on sache de citoyennes et citoyens nord-américains Juifs ont voté pour la nouvelle équipe , s’étant depuis des mois distanciée du trumpisme , ayant aussi pris des distances notables et profondes avec la politique israélienne actuelle ; en même temps l’Ambassade des Etats Unis ne sera pas retirée de Jérusalem ce qui est certainement préoccupant mais qui ne préjuge pas de la suite d’autant que le courant Sanders avait fait lors des primaires des interventions qui pèseront de façon ou d’autre ; à ce sujet , un point notable doit mentionner que l’équipe nouvelle au travail dès à présent comporte des collaborateurs directs de Bernie Sanders ; rien de tout cela n’est gravé dans le marbre mais refuser de voir ici aussi qu’une Porte , certes seulement entrebâillée est ouverte , n’est pas faire montre de lucidité politique .
LES CERTITUDES
Malheureusement c’est dans la question des affaires mondiales que le legs TRUMP est le plus visible dans les orientations de la nouvelle équipe ; elle va s’engager avec la plus grande vigueur dans une confrontation de divers type avec la Russie d’une part , la Chine de l’autre . Les premières indications montrent que même s’il est question de reprendre des « relations » avec la Russie et en particulier le renouvellement des accords Salt que Trump avait unilatéralement retiré les Etats Unis , ce qui est avant tout recherché est l’aggravation de contradictions entre la Russie et la Chine , cette dernière étant vraiment désignée comme l’ennemi .
Sans doute aucun de ces Etats ne constitue de près ou de loin des exemples de « démocratie » quelle qu’en soit la figure mais dénoncer leurs principaux dirigeants comme des dictateurs , ce qui , à certains égards , n’est pas loin de la vérité , est difficilement compatible avec le soutien , celui-ci armé et disposant de moyens considérables en Amérique Latine et en particulier au Brésil . Cette contradiction n’est surement pas la moindre des difficultés. Il est par ailleurs évident que ce prétexte n’est pas destiné à soutenir des élans démocratiques dans l’un quelconque de ces Etats ; ce qui leur est reproché en fait n’a rien à voir avec leur caractère peu démocratique au plan institutionnel. Le reproche majeur, la tare inexpiable est qu’ils ne se rangent décidément pas aux canons et exigences du capital nord- américain. Ces deux grand Etats mènent à ce jour une politique différenciée dans laquelle la puissance étatique assure parfois de façon dévoyée l’intérêt national. Les Etats Unis enragent de voir qu’il n’est pas indispensable d’adopter le « made in US » pour devenir une puissance mondiale de premier rang et cela vaut davantage pour la Chine que pour la Russie qui , on peut suivre Jean Radvanyi à cet égard est devenue et demeure un Etat faible , une puissance de second ordre .
Et à ce sujet il faut se défaire d’une idée qu’on voit exprimée en toutes lettres ;les Etats Unis cherchent et chercheront la confrontation avec la Chine y compris avec des démonstrations militaires quant » à faire la guerre à la Chine » c’est là une absurdité . Ils n’en ont ni les moyens ni la volonté.
Comment interpréter incidemment ce qui vient de se produire dans le conflit du Haut Karabakh ? Il y a là une troublante coïncidence avec le résultat , d’ailleurs boudé par Poutine ce qui , tout en étant dans la meilleure tradition « soviétique » constitue ce qu’on appelle usuellement une faute : tout se passe comme si – diraient les physiciens -, en forçant un tel « accord » et en le verrouillant militairement , la Russie cherchait par avance à renforcer des liens complexes avec la Turquie d’Erdogan dont nul ne sait ce que va être la position de la nouvelle équipe à cet égard mais dont on peut prévoir qu’elle tentera de la lier davantage à l’OTAN , qui , rassurons Macron , ne sera pas longtemps un » objet mort » . Erdogan étant largement imprévisible, un Trump turc porté à se vendre au plus offrant, il y a là un sujet de sérieuse préoccupation ; cette Pax Putinesca n’est pas la Paix .
On ne peut éviter ici de souligner la volonté exprimée de revenir à l’accord sur le nucléaire iranien : c’est un choix stratégique significatif mais encore pavé de telles incertitudes qu’il semble prématuré de l’analyser ; il est plus que probable que ce choix vise au moins autant à faire barrage à la Russie qu’à réintégrer « la scène internationale » ……
Arrivant au terme temporaire de cette « étude » où manquent des dimensions évidentes et où le manque est partiellement dû au choix délibéré de l’auteur et d’autres à sa limitation intellectuelle , il me reste à rappeler que si l’objectif de la nouvelle équipe est de rendre les Etats Unis à nouveau respectés , cela ne va pas être une mince affaire : la tension extrême entretenue par l’Equipe Trump montre que nous avons vécu une séquence aux immenses enjeux et cette même tension de type « Fort Alamo » renforcera sas aucun doute la volonté populaire d’en finir avec cet épisode , volonté dont tout a dépendu et dont tout dépendra à l’avenir et si la gauche en France pouvait apporter sa contribution en inaugurant un nouveau chemin , nul doute que plus qu’aucun commentaire , a fortiori un brin dédaigneux et complaisant serait apprécié .Je doute qu’à ce stade ce soit à l’ordre du jour mais comme on l’a vu ici , le pire n’est jamais sûr .

ET MËME LES TROUS NOIRS PEUVENT MOURIR ( II)


Réflexions sur les élections des Etats Unis d’Amérique

Olivier GEBURHER 11 novembre 2020
Je poursuis ici les réflexions figurant en partie I ; depuis deux éléments nouveaux sont venus s’ajouter ; d’une part les commentaires de l’Humanité , spécialement de Christophe Deroubaix que je partage à des nuances près qu’on découvrira ; d’autre part, un ami me fait part d’objections relatives au vote par correspondance ; ne voulant pas être dévié du sujet principal je rejette mes commentaires à cet égard en Note
3)Le Vote et ses caractéristiques
On a pu dire globalement que c’était un vote « Ville » Versus « Campagne » ; sans avoir accès aux cartes détaillées on peut admettre ce principe avec une observation ; au centre des Etats Unis les territoires sont très peu peuplés avec d’immenses propriétés ( ranchs ) et de toutes petites agglomérations et dans celles-ci le temps semble s’être arrêté au siècle dernier en tout cas ; le système électoral fait que à l’évidence les Etats « monocolores » sont en fait Bicolores partout avec une dominante ; cette dominante peut être extrêmement concentrée dans les grandes métropoles où l’information circule , où la connexion internet est la règle ce qui n’est absolument pas le cas dans les petites agglomérations . Ceci est aussi un facteur explicatif mais il faut entrer dans les détails.
Il est profondément inexact de dire que le vote démocrate est d’abord un vote anti Trump ; même en admettant que le programme Biden était très limité , il contient néanmoins des engagements significatifs DE GAUCHE et de plus on ne voit pas pourquoi le raisonnement en serait pas parfaitement symétrique : Le Vote Trump pourrait être déclaré aussi bien vote Anti Biden : il est par ailleurs clair que ces DEUX motivations symétriques ont joué leur rôle mais y réduire le scrutin est une falsification .
a) D’une part, on le verra, le programme Démocrate n’est pas insignifiant ; il l’est, vu depuis la lunette d’un observateur de gauche EN FRANCE.
b) Avant le scrutin , d’éminents observateurs politiques Français notaient que le problème pour Biden serait dans ce qu’on appelle la Rust Belt , la ceinture de la rouille dans les Etats du Nord Est où l’industrie a été saccagée et où on peut voir encore des villes fantômes et les désastres des politiques antérieures : du chômage de masse on passe à la pauvreté , à l’endettement , à l’éclatement familial , à la maladie , l’absence de soins etc… Ces mêmes observateurs se réjouissaient sous cape de penser que le programme « vert » de Biden créerait un antagonisme irréductible vis-à-vis d’une classe ouvrière martyrisée et fragilisé ; il n’en a rien été comme on l’a vu. Les mêmes observateurs se ravisèrent après les résultats et conclurent que ceux-ci étaient dues aux promesses mensongères de D Trump. Evidemment ce rappel est exact ; D Trump promit la relocalisation d’industries dans ces Etats saccagés mais au bout de 4 ans , on ne vit rien venir et cela ne se pardonna pas .Le phénomène mérite qu’on s’y arrête ; il faut noter avant tout que ces Etats retrouvent une majorité Démocrate PLUS IMPORTANTE que les pertes occasionnées par le basculement Trump des années antérieures ; Comment expliquer la première bascule , c’est-à-dire le vote Trump aux précédentes élections présidentielles : il semble que les choses soient simples ; d’une part le glissement du parti Démocrate avait provoqué désertion et dégoût ; et d’AUTRE PART , Trump joua a fond son image de Businessman , et beaucoup d’ouvriers très qualifiés s’y laissèrent prendre . UNE FOIS. Dans un pays où le syndicalisme de classe est INEXISTANT il devrait être noté comme remarquable un retournement POLITIQUE de cette nature ; il n’y a pas de mystère ici : l’ombre portée de la campagne Sanders a réveillé un sens de classe latent et ce même facteur colore qu’on le veuille ou non la campagne démocrate, et selon moi, l’effet Sanders n’est pas achevé. Il est rarissime que je sois d’accord avec un politicard aussi véreux que D Cohn Bendit mais je dois dire qu’il répliqua de bonne façon à l’ignoble Luc Ferry à ce sujet qui prétendait comme il est de règle à l’extrême droite française que la classe ouvrière Nord-Américaine votait Trump. C’est FAUX.
c) On l’a déjà noté, le Ticket Biden – Harris est tout sauf insignifiant et n’est en rien un remake des époques antérieures. Mais encore faut il y insister pour la suite ; en dépit des projections lues dans l’Humanité d’aujourd’hui , le vote des Sénateurs en Géorgie qui aura lieu dans deux mois peut arracher le Sénat à la Majorité Trump : le parti Démocrate y comporte des militantes de tout premier ordre et d’une extraordinaire combativité ce qui est encore totalement nouveau ; mais surtout il y a la déclaration stupéfiante de Kamala Harris lorsque la victoire était proche ; elle donna rendez-vous dans deux ans pour PROLONGER le vote actuel ; ce positionnement de combat est lui aussi très significatif ; la bataille ne fait que commencer . Cela n’a rien en commun avec le scénario 1981 en France .Je m’empresse d’ajouter que ce même positionnement de la Vice-Présidente n’en fait pas une révolutionnaire cachée ni même une supporter de Sanders mais ses déclarations montrent pour le moment une détermination très compréhensible , lucide et qui situe le combat politique sur la durée : le parti Démocrate joue là son avenir et étant donné la mobilisation actuelle il semble raisonnable de penser que cette attitude prévaudra au sein du Parti Démocrate ; l’échec n’est donc à ce stade nullement fatal
d) Examinons le Vote Trump :
Les observateurs politiques les plus lucides en France lui attribuent un socle de 20 à 30% de son score actuel , lequel est évidemment beaucoup trop élevé à mon goût ; alors le reste ? Plutôt que faire de la « sociologie » politique très sujette à caution, il paraît inévitable d’insister sur une autre donnée. Que tout l’« électorat » trumpiste soit empoisonné à un degré ou un autre par le racisme , la peur du déclassement , le nationalisme le plus imbécile est hors de doute ; néanmoins ce n’est pas ce sur quoi je veux insister .La désintégration de l’URSS , catastrophe prévisible et non inévitable eut une étrange conséquence ! le capitalisme était nu . Une génération avait suffi pour lui conférer un visage sans cesse plus hideux , ses tares plus apparentes et plus insupportables : cela finit par donner des audaces au sein du parti Démocrate impensables auparavant dont Bernie Sanders est l’expression la plus achevée mais du même coup les forces les plus agressives , les plus violentes du capital réalisèrent soudain qu’il n’était plus possible de souder autour du « combat sacré » contre la Grand Satan et que l’Iran ne pouvait en tenir lieu ; ni même les épouvantables mesures anti islam . L’ennemi était dorénavant INTERIEUR ; il n’était pas l’appendice de Moscou aux Etats Unis ; c’était pire. L’ennemi avait droit de cité au sein du Parti Démocrate lui-même. C’est là et nulle part ailleurs qu’il faut chercher l’extension du vote Trump au-delà de son noyau. L’idée de basculer vers le « socialisme » épouvante toute une série de citoyennes et de citoyens nord- américains, de segments de couches sociales plus ou moins victimes d’une crise dont ils ne comprennent pas les ressorts et ce n’est nullement le Goulag qu’ils craignent mais simplement que l’ETAT leur prenne soudain le peu qu’ils ont. L’ETAT pour ces masses désemparées est profondément haï, détesté et ce sentiment cultivé à droite depuis la Guerre de Sécession fait partie profondément du mythe « pionnier », de la « Nouvelle Frontière » , etc … C’est là aussi que réside l’opposition Ville Campagne ; SI, je dis bien SI, le Parti Démocrate s’appuie résolument sur ce qui naît et le Bébé est en pleine forme , le Vote Trump de cette élection quelles que soient les péripéties ultérieures sera un baroud d’honneur .
La Troisième partie évoquera d’autre dimensions de ce moment exceptionnel
Reste pour cette seconde partie à revenir au Vote par correspondance : les modalités de ce vote sont toutes de nature dissuasive ; vote parfaitement légal au demeurant mais destiné à n’être utilisé qu’à la marge . La Poste elle -même, agence semi publique avait elle-même prévenu ses utilisateurs potentiels du risque de voir leur vote perdu ou invalidé ; Trump eût aimé l’interdire carrément. Ajoutons qu’aux Etats Unis le scrutin Présidentiel auquel s’ajoute une foultitude d’autres cases, a lieu un jour qui n’EST PAS CHÔME !!! De ce fait des dizaines de millions de salarié(es)sont dissuadés de voter sauf arrangements avec leur entreprise ce qui est loin d’être la règle : je maintiens intégralement mon propos ; aux Etats Unis le vote par correspondance n’est en aucune façon une INCITATION bien au contraire : la classe dirigeante l’avait prévu pour garantir le plein des voix des personnes jugées aptes au discernement. Aux Etats Unis et ce depuis la constitution de l’Etat , le VOTE est ELITAIRE ce qui remplace le vote CENSITAIRE : le fait que l’intention initiale ait été détournée et transfigurée par le Vote populaire en dit long sur l’état de mobilisation POLITIQUE à gauche On ne s’étonnera pas de voir la classe dirigeante en France rechigner à l’établissement de ce vote pour des raisons symétriques de celles d’Outre Atlantique : les scrutins en France ont lieu un jour férié et de ce fait un absent n’a pas d’excuse sauf procuration ; une large abstention populaire fait partie sinon de l’objectif recherché en tout cas d’une situation dont on peut tranquillement s’accommoder et j’ajoute que rendre le vote obligatoire n’y changerait rien .Sans doute y aurait-il place ici pour un développement sur une abstention populaire recors aux Municipales ce qui est nouveau mais ceci sera pour une autre fois , le mystère à cet égard n’est pas bien grand .

ET MËME LES TROUS NOIRS PEUVENT MOURIR ( I)


Réflexions sur les élections des Etats Unis d’Amérique

Olivier GEBURHER 9 novembre 2020
Après 4 jours ( et des morceaux de nuit )passés compulsivement sur les différentes chaines de télévision de notre pays , mon clavier me demanda de déposer quelques réflexions sur l’événement de dimension mondiale qu’on vient de vivre presqu’en Live. On ne prétendra pas tout couvrir et ce qui suit est l’exclusive responsabilité de l’auteur.
Introduction : Il me fallut avoir le cœur bien accroché pendant deux jours pour entendre à l’envi une véritable horde de commentateurs qui, tous n’avaient d’yeux et d’oreilles que pour Trump ; le résultat, qui n’est pas final, acquis, on en trouva qui s’offusquèrent du fait que des responsables de grands réseaux Télévisés Nord-Américains avaient pu OSER couper la parole présidentielle ; il est vrai qu’en matière de déontologie nos propres médias peuvent donner des leçons au monde entier ! L’idée seule que leur héros pouvait être battu leur était insupportable ; ces commentateurs pour ne rien perdre firent venir à qui mieux mieux les représentants de la droite et de l’extrême droite française comme nord-américaine ; ce furent des moments à vomir. Ils illustrent l’état de nos médias ; au sein de ce concert dégradant on entendit néanmoins quelques voix sensées, y compris des représentants du Parti Démocrate en France dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils furent dignes de bout en bout.
Le phénomène, évènement à portée mondiale qui vient de se produire comporte trop d’entrées pour que je me sente capable de les ordonner par importance et c’est pourquoi je ne ferais qu’une liste d’items comme ils me viennent au fil du clavier .
1) Le Mouvement populaire ;
On a là en vraie grandeur la manifestation de ce qu’est un mouvement populaire majoritaire. Il a lieu aux Etats Unis d’Amérique, ce qui impose de prendre la mesure de ses singularités qui ne permettent pas de transposition. Il est d’abord évident, et on n’y reviendra pas que cet épisode n’a pas pour effet de sortir du capitalisme et j’ajoute qu’il ne s’en est jamais donné l’objectif. Si c’est pour nous en tenir à de pareilles banalités, il vaut mieux faire autre chose. Le système institutionnel Nord-Américain n’offre, dès le départ qu’un choix extrêmement réduit où dans tous les cas, le capitalisme comme tel n’est pas affecté. Une fois cela dit, nous ne sommes pas dans une situation politique déjà connue depuis longtemps. La période Trump a constitué une véritable rupture avec des supposés invariants de la représentation qu’entend donner de lui-même le système nord -américain ; cette rupture concerne tous les aspects de la vie civile et au premier chef donne libre cours à des courants fascisants intégrés pleinement dans les canevas du Parti Républicain ; comme l’a souligné très bien un observateur lucide ( Roland Cayrol ? ) le « trumpisme » c’est la réunification au sein du Parti Républicain de tous les courants de droite , extrême droite comprise et non tenue à la marge . Il ne semble pas que cette donnée ait été bien comprise ou / et intégrée. De ce fait, si on prend en compte cette donnée fondamentale, ce qui s’est produit constitue à lui seul un événement historique. Médiapart et d’autres avec lui qu’on trouve hélas dans les rangs communistes font la moue. Joe Biden n’a PAS été élu sur un fil, on en est très loin ; en fait même ma propre expression est inexacte : c’est un ticket qui a été porté au pouvoir et pas n’importe lequel ; usuellement un vice-président ne compte pas ; comme on a dû s’en rendre compte avec Kamala Harris c’est fondamentalement différent. C’est CE ticket qui a été porté au pouvoir dans un surgissement démocratique considérable. Ce surgissement était en germe avec l’élection de Barack Obama, il se poursuit ici dans des proportions inédites ; tous les observateurs ont noté que la participation électorale rompt d’un coup avec la « tradition » d’une abstention massive recherchée par ailleurs par la classe dominante depuis la création des Etats Unis d’Amérique, et elle rompt avec l’élection d’un Président « à la marge » ; le Ticket Démocrate l’emporte avec un score qui dépasse celui de toute élection antérieure. Si l’on veut bien tenir compte du fait mentionné ci-dessus, à savoir la rupture cataclysmique des 4 années précédentes, si on ajoute le fait que la crise sanitaire a créé des freins potentiels considérables à l’expression du suffrage universel, si on ajoute enfin les freins institutionnels usuels dont la complexité du bulletin de vote est l’exemple le plus notable, il faut considérer l’éviction de D Trump comme un immense succès démocratique. « Eviction de D Trump », n’est ce que cela ? Nous parlerons des éléments programmatiques de l’équipe Démocrate plus loin. Là encore des observateurs pétris d’intentions pures ne voulaient pas regarder dans la Lunette de Galilée puis se réveillèrent avec une gueule de bois.
Jamais auparavant le Parti Démocrate n’a connu pareil enthousiasme populaire, une semblable levée en masse. Il est évident pour tout observateur sérieux que l’influence des idées semées par Bernie Sanders au début des Primaires Démocrates sans en faire l’expression d’un révolutionnaire à l’américaine , mais aussi d’autres forces comme on le verra , au sein du même parti ont contribué de façon déterminante à ce résultat, ce qui était d’ailleurs la ligne politique assumée de Bernie Sanders qui donna là un exemple en matière de lucidité et de profondeur politique .
2)Le Capital
La classe dirigeante Nord- américaine accueillit Trump dans son ensemble avec faveur et la désastreuse campagne d’Hillary Clinton n’était pas de nature à la préoccuper. Elle se gava 4 années durant sans broncher. La classe dirigeante Nord-américaine ne fut d’ailleurs pas seule à tout admettre, tout « excuser » de ce que les médias mainstream considérèrent vite comme un nouvel héros politique, un exemple , une figure d’exception . On laissera Serge July à ses délires.
Au bout de ces 4 années, on fit les comptes. Il y avait eu le cataclysme sanitaire où les propos du Président en exercice commençaient à faire hérisser le poil jusqu’à la City (capitaliste ou pas, protégé ou pas, on préfère en général vivre que mourir, fût-ce dans « les règles »). Il y avait eu les cataclysmes climatiques qui se heurtaient à la Maison Blanche à un mépris hallucinant, et au final les émeutes provoquées par les conséquences de « la Loi et l’Ordre ». Tout cela ensemble conduisit à commencer d’entrevoir que le cash-flow, n’était pas tout. De surcroît , la politique internationale menée par l’Hôte de la Maison Blanche conduisait non seulement à rompre avec des principes établis et ancrés dans la marbre par H Kissinger ( « Diplomacy » 600 pp) mais à créer une instabilité communiquée par ailleurs à toute la société , instabilité pouvant conduire à des désordres financiers peu compatibles avec les constantes du capital ; tout cela n’eut rien été sans la révolte populaire de GAUCHE qui couvait et finit par se manifester comme on l’a vu . A cela s’ajoute et ce n’est pas la moindre donnée, qu’au sein du Département d’Etat qui ne passe pas pour être constitué de révolutionnaires dangereux, on vit apparaître article après article des critiques d’abord voilées puis carrées. (Foreign Affairs). Ces critiques n’étaient évidemment pas inspirées de l’amour du genre humain mais d’une considération qui finit par arriver au- devant de la scène et que le discours de Joe Biden au moment de la proclamation de sa victoire énonça avec la plus grande clarté : Le capitalisme made in USA avait cessé « d’être respecté ». Devant un tel constat, fait en public par un Président Démocrate nouvellement élu et issu du sérail, on ne pouvait que prendre la mesure du désastre. Au-delà de l’enjeu évidemment capital de voir le capitalisme pérenne au plan mondial , il fallait impérativement que l’idée dominante dans le monde relative aux Etats Unis d’Amérique inspire le respect sans lequel on ne pouvait que s’attendre à des catastrophes du POINT DE VUE DU CAPITAL .Il n’existe dans le monde aucun Etat en mesure d’assurer cette fonction en lieu et place des Etats Unis d’Amérique .
Sans cette représentation, le leadership Nord-américain est durablement mis en cause et avec lui l’idée que le capitalisme lui-même est éternel . La conscience du « péril en la demeure » motive la réaction de Wall Street avant même que le résultat de l’élection ne soit rendu public : il y eut une réaction haussière des marchés financiers, ce qui n’échappa pas aux observateurs français les plus lucides et ceux-ci allèrent plus loin en examinant COMMENT la réaction des Marchés Financiers se répartissait ; on observa alors que chutaient les valeurs « classiques » telles que celles liées aux industries extractives et en particulier celles du pétrole ( par parenthèse une étude antérieure avait montré que ces groupes avaient un investissement NUL en matière de recherche extractive décarbonée) , celle des BANQUES devenues très impopulaires sous la mandat du héros de « America First » et d’autres encore ; les valeurs haussières comportaient , on s’en doute , celles qui correspondent au capitalisme vert , à la BIGPHARMA » …… Comme par hasard les valeurs haussières sont celles qui figurent en bonne place dans le programme auquel nos médias mainstream finirent avec un dégoût évident par s’intéresser.
On ne conclura pas de ce qui précède qu’il y ait une sorte de guerre ouverte au sein même des forces du capital mais d’importants conflits d’intérêt et surtout on se gardera de conclure de ce qui précède qu’au fond, au final , la crise systémique du capital serait en quelque sorte derrière nous . Chaque chose en son temps. Dans la seconde partie de cet essai, d’autres dimensions non moins importantes seront scrutées aussi loin que le peuvent les capacités intellectuelles de l’auteur.

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is , le mystère à cet égard n’est pas bien grand .