LE GRAND JARDIN RESTERA AU PRIVE ….DOMMAGE!

Et voilà, c’est fait : le grand jardin est vendu (voir NM du 07/07). Malgré notre pétition ( http://chng.it/BjQjDrcS), malgré les nombreux articles de presse (NM, Le Patriote, Libération, 20 minutes, FR3, etc..) la vente est réalisée sans que la ville de Cannes intervienne.

Lors de la campagne des municipales nous proposions que la ville rachète ce bien ou organise un « tour de table » avec d’autres investisseurs publics afin d’en faire un lieu d’accueil, de loisirs et de culture. Cela aurait été possible avec un emprunt sans nuire à nos capacités d’investissement ni accroître de manière extraordinaire notre endettement. De plus cela aurait permis de valoriser encore plus le dossier de classement des Îles au patrimoine de l’UNESCO.

Bien entendu, le maire et ses services nous ressortent le bon vieux PLU « protecteur et sanctuarisateur » de l’île. La ville de Cannes a donc appris « par la presse » que la vente est faite et le projet de résidence pour « fêtards ultra fortunés » qui est fait pour ce domaine ; cela laisse rêveur sur la marge de manœuvre qu’elle peut avoir face au pouvoir financier d’Ultima Capital qui n’a pas l’habitude d’investir de manière hasardeuse.

Cela nous confirme la fuite en avant de la ville de Cannes vers toujours plus de tourisme de luxe, ce qui n’est pas surprenant quand on se rappelle qu’ont été donnés les permis de construire pour plus de 700 chambres de deux hôtels haut de gamme à proximité de Thalès faisant du boulevard du midi un prolongement de la Croisette à la Bocca. L’opportunité de voir revenir dans le domaine public ce joyau de l’île Sainte Marguerite ne se reproduira pas de sitôt ; voilà une belle occasion manquée.

Notons au passage, que ces nouveaux propriétaires milliardaires envisagent de créer un héliport à quelques centaines de mètres de la réserve ornithologique de l’étang du Bateguier. Nous avons alerté la LPO.

Enfin, la crise sanitaire a montré la fragilité du modèle économique « tout tourisme de luxe » ; n’est-il pas temps de réfléchir différemment aux gisements d’emploi de notre commune.

DOMINIQUE HENROT