Archives mensuelles : novembre 2019

Bébert est en route vers le paradis !

Fin de l’histoire pour notre ami, notre camarade  prêtre ouvrier Humbert DONNINI, appelé Bébert par tous les Boccassiens.  Mêlant intelligemment ses convictions religieuses, et ses convictions sociales et politiques, il a été pendant des décennies une figure marquante de la Bocca. Militant syndical dans son entreprise, serviteur de sa religion dans son église, il était d’un abord facile pour tous, pour ceux qui croyaient en Dieu comme pour ceux qui n’y croyaient pas. Son engagement, sa disponibilité, sa grande tolérance, lui ont parfois entrainé les foudres de sa hiérarchie. Il n’avait cure de ces reproches sachant que son action donnait de son église une image de générosité, de soutien aux plus démunis et de fraternité. Compagnon de route des communistes Cannois et Boccassiens, respecté de tous, cet homme affable et bon vivant, savait aussi défendre ses engagements avec conviction. La section du PCF de cannes s’associe à sa famille et à ses amis pour lui souhaiter bonne route vers son paradis.

DOMINIQUE HENROT

L’URGENCE SOCIALE ET ECOLOGIQUE PASSE PAR UNE RELANCE DU TRAIN EN RÉGION SUD !

Accidents autoroutiers, engorgements, stress des populations pour traverser le département, aller et venir au travail, pollutions, effets de serre cumulatifs, ce n’est plus possible !

Face à l’impasse du tout routier et à l’augmentation sans fin du trafic aéroportuaire, qui constitue lui aussi une impasse, la seule alternative progressiste possible c’est le développement du transport par le rail, seul à même de répondre aux besoins de mobilités et s’attaquer de façon drastique à l’effet de serre, principal vecteur du changement climatique.

Pour défendre les mobilités et les transports par voie ferrée, le PCF 06 a toujours été aux côtés des travailleurs du rail, des usagers du train, des associations, au plus près des besoins des populations, pour un service public du rail de qualité, efficace et moderne, et encore ces derniers jours pour préserver la ligne Nice-Breil-Cunéo

A partir de 1998 avec Jacques Tiberi, puis Gérard Piel comme conseillers régionaux en gestion s’appuyant sur la présence d’un ministre communiste aux transports, le PCF 06 a permis de relancer, au travers de la « LGV PACA », un projet de ligne nouvelle entre Marseille et Nice.

L’irresponsabilité, l’hypocrisie des élus territoriaux de droite obsédés par le tout-routier, et les politiques d’austérité, n’ont pas permis d’aboutir et ont conduit SNCF-Réseau (l’entité en charge des infrastructures ferroviaires) à proposer un projet de moindre ampleur, consistant d’abord à rendre nouvelle la ligne existante : LNPCA, phase 1&2.

C’est sur cette ligne nouvelle et ses nécessaires développements ultérieurs que le PCF 06 a décidé d’apporter sa contribution à la concertation avec le public, déjà importante et qui doit être encore renforcée.

Nous poursuivons 3 objectifs au service des populations concernées :

1. Faire sortir le département des Alpes Maritimes de sa situation de cul -de- sac ferroviaire par rapport au réseau national.

2. Répondre aux besoins des usagers dans les dessertes locales en TER de Cannes à Menton, pour lutter contre la saturation routière et autoroutière.

3. Engager une démarche de services publics de transports efficients pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le projet de SNCF-Réseau présente des avancées qui s’inscrivent dans le droit fil des exigences rappelées ci-dessus. 

Pour financer ce projet, les moyens financiers existent. Ainsi, les habitants, les collectivités de notre territoire contribuent fortement aux taxes de réduction du CO2. Ces moyens devraient être mobilisés comme un juste retour pour les Alpes Maritimes et la région.  La dépense publique ferroviaire revient aujourd’hui à environ 240 € par habitant/an :  c’est beaucoup moins que les dépenses routières ! Il est dès lors impossible de présenter les investissements envisagés comme exorbitants.

Moins de cadeaux fiscaux aux fortunes et aux actionnaires des entreprises du CAC 40 et plus de moyens pour les services publics utiles à toute la population : tel est le combat que mènent et mèneront les communistes des Alpes Maritimes. 

HÔPITAL DE CANNES: DU NOUVEAU!

           Le bruit court d’un projet de construction d’un nouveau bâtiment sur le site de l’hôpital de Cannes. Il semble qu’on voudrait y réaliser un bâtiment pour un centre de long séjour et un EPHAD, en lieu et place de l’actuel EPHAD des Broussailles et du centre de long séjour Isola Bella. La capacité d’accueil du nouveau bâtiment, implanté sur le parking actuel,  serait la même que celle des deux anciens bâtiments et la vente de l’espace Isola Bella financerait cette opération.

Bien entendu, nous considérons comme positif le projet de remplacement du bâtiment ancien de la « Maison de retraite » par un ensemble plus moderne et adapté aux besoins du 21ème siècle. Cependant, à Cannes, les besoins en EPHAD sont importants et pour l’heure couverts ultra majoritairement par des entreprises privées, pour des hébergements au coût prohibitif. N’y aurait-il pas là une opportunité, à la fois dans le nouveau bâtiment d’accroitre la capacité d’accueil et à la place du centre d’Isola Bella de construire un nouvel EPHAD public. La responsabilité d’un tel projet pourrait être partagée entre l’Hôpital S. Weil et la ville de Cannes. Cela permettrait à nos anciens, aux revenus modestes, d’intégrer une structure collective médicalisée publique, aux tarifs accessibles. Y a-t-on pensé ?

Hélas, on peut craindre que non. Car le choix de livrer au privé, et donc à la loi du profit,  ce type d’équipement indispensable (comme pour les crèches) est trop souvent fait au détriment du développement des services publics. Pour notre part, nous ne renonçons pas. Notre proposition fera partie des projets à défendre lors de la campagne des prochaines élections municipales.

DOMINIQUE HENROT