TER : NON à la grande braderie de nos trains régionaux

Le Président de la Région PACA vient d’annoncer sa volonté de soumettre à la concurrence et de livrer au privé nos lignes régionales TER : Marseille-Toulon-Nice, Cannes-Grasse, Cannes-Nice-Monaco-Vintimille et Nice-Tende. 

           Les arguments avancés pour justifier ce choix sont les suivants : obtenir un meilleur service pour les usagers, faire faire des économies à la Région.

           Ces arguments sont mensongers et dangereux pour l’avenir de ces lignes. La mise en concurrence des sociétés européennes du rail va déclencher une guerre du moins-disant, meurtrière à moyen terme. Les baisses de prix, les économies se feront sur le dos de l’entretien et de la sécurité des trains, et sur le dos de l’environnement. Les conditions de travail des cheminots et donc la qualité du service se dégraderont. Il suffit de se tourner vers le Royaume-Uni où la privatisation a laissé le rail anglais dans un tel état de délabrement que l’Etat vient de décider de la renationalisation d’un grand nombre de lignes.

Le Président de la Région montre du doigt la SNCF et ses insuffisances. Mais qui, sinon ses amis et les gouvernements qu’il a soutenus, ont fragilisé la SNCF en lui laissant assumer seule l’entretien des lignes – au grand bénéfice des sociétés de poids lourds qui, elles, payent trois fois rien pour utiliser les routes – et les investissements pour le TGV.

La décision du Président s’appuie sur le vote d’une directive européenne, proposée par la Commission et les chefs d’Etat, et ratifiée de peu par le Parlement Européen. En effet, suite au combat lancé par le groupe de la Gauche Unitaire Européenne, dans lequel siègent les députés communistes et notamment Marie-Christine Vergiat, députée européenne du grand Sud-Est, il n’a manqué que 15 voix CONTRE pour que cette mise en concurrence gravissime soit rejetée.

Or, la messe n’est pas dite. Nous appelons les Azuréens, les Maralpins à se rassembler contre cette mise à mort annoncée de nos lignes TER, et pour la défense et la rénovation du Service Public de la SNCF. Ce combat peut marquer des points : on se souvient de la bataille du rail, soutenue et prolongée par le Vice-Président communiste antibois aux Transports de la Région, Gérard PIEL, qui avait permis en son temps d’intégrer dans le service public le Train des Pignes et de réouvrir la ligne Cannes-Grasse. Une même mobilisation peut mettre en échec le projet de Renaud Muselier et rendre caduque cette mise en concurrence assassine.

Bien sûr, il faut aussi que ce combat trouve des relais au sein même du Parlement Européen, pour que celui-ci annule la directive sur la concurrence dans les transports qu’il n’a adoptée qu’à 15 voix de majorité. Le 26 mai prochain, le vote pour la liste Ian Brossat (PCF) permettra aux habitants de la Région de dire sans ambiguïté : « Non à la braderie de nos trains au privé ! Oui à une grand service public du rail ! »