SOUTIEN A L’ACTION DE L’INTERSYNDICALE EDUCATION

 

L’intersyndicale (FSU, CGT, SUD, FO) a décidé d’une journée d’action et de grève le 6 février.

Cette journée d’action faisait suite à la mise en place de  « Parcours-sup », la contre – réforme de l’accès à l’université  qui renforce tous les processus ségrégatifs, ne répond en rien aux problèmes antérieurs, ne prépare pas la jeunesse aux défis de l’avenir, dissuade les élèves issus de couches sociales aux revenus modestes  et ne parvient pas à dissimuler  l’outil de sélection généralisée qu’elle institue.

Depuis cette décision de l’intersyndicale, le gouvernement par ses déclarations et ses actes crée les conditions pour mobiliser davantage les enseignants contre lui.

La publication du rapport Mathiot qui réformera en profondeur le lycée mais aussi le métier d’enseignant, avec notamment la disparition de l’entité classe au profit de groupes d’élèves renouvelés tous les 6 mois qui remet en cause le travail enseignant progressif conduisant l’élève par étape vers le baccalauréat.

Les annonces du premier ministre concernant « l’évolution » du statut de fonctionnaire dont le but inavoué est une réduction 50 000 postes confirment les inquiétudes des enseignants. Annualisation des services qui se traduit par une augmentation du temps d’enseignement de l’ordre de 20%. Plus de pouvoir aux chefs d’établissements pour leur donner plus de souplesse dans leurs recrutements conduira à supprimer des postes de titulaires recrutés sur concours nationaux au profit de contractuels à recrutement local. Enfin, l’individualisation de la rémunération avec une part au mérite et à l’atteinte des résultats individuels et collectifs voudrait transformer l’EN en entreprise de production.

Tous ces projets, sont loin d’être des nouveautés. Mis en œuvre depuis des années dans les pays anglo-saxon et nordiques, ils y ont montrés leurs effets dévastateurs notamment sur le système éducatif. En Suède où ces dispositifs ont été poussés à l’extrême, les résultats sont désastreux. Le niveau des élèves suédois, qui était bon, a décliné dans Pisa. Le métier enseignant a été largement dévalorisé et les écoles ont du mal à trouver du personnel enseignant comme des chefs d’établissement.

Les enseignants ont donc toutes les raisons de se mobiliser le 6 et ils peuvent compter sur le PCF pour soutenir leurs revendications et combattre ces réformes régressives.