A vomir !

 

C’est en effet un l’état nauséeux dans lequel je me suis trouvé comme si j’avais avalé une huitre périmée la veille, après la lecture de la tribune de monsieur CIOTTI dans les colonnes de Nice Matin du 30 décembre. Heureusement, dans une note, la rédaction précise comment Cédric HERROU a été élu par les lecteurs « azuréen de l’année ». CIOTTI qui a fait voter par le conseil départemental une motion spéciale refusant les migrants dans ce département est, là encore, égal à lui-même dans l’excès. Une nouvelle fois l’amalgame est fait entre réfugiés et terroristes. Une nouvelle fois au nom de l’état de droit et du respect des règles de la République, il exige la condamnation de ceux qui expriment leur solidarité avec toutes les victimes des guerres et pas seulement quand ils se trouvent à des milliers de kilomètres à Alep ou Mossoul.

Heureusement qu’aux périodes sombres de notre histoire, des femmes et des hommes (c’est tout à leur honneur) ont eu le courage d’enfreindre les règles de l’Etat de droit et de l’Etat Français pétainistes pour sauvegarder Juifs, résistants et autres qui tentaient d’échapper au nazisme. N’oublions pas ces familles, ni juives ni résistantes qui fuyants les combats se sont lancées dans l’exode à travers la France et qui ont eu le bonheur de trouver des familles pour les secourir et accueillir.

En désignant Cédric Herrou comme azuréen de l’année les lecteurs de Nice Matin ont montré qu’ils apprécient cette générosité en acte. Ils ont aussi pointé du doigt la lâcheté du gouvernement français à l’égard de ces réfugiés qui, pour beaucoup d’entre eux, préfereraient rentrer chez eux mais pas pour y mourir sous les bombes, les viols ou la torture.

Cédric Herrou sera jugé la semaine prochaine par le tribunal à Nice. La tribune de Ciotti devrait inciter les lecteurs de Nice Matin et les autres à venir devant le palais de justice apporter leur soutien à Cédric.

Dominique HENROT