LE GOUVERNEMENT EST AUX ABOIS.

 Plus que jamais la loi El KHOMRI doit être retirée.

« Le seul droit que nous avons c’est le droit de manifester autant que nécessaire » François HOLLANDE 1° mars 2012 ; depuis il est devenu président de la République !!

Après avoir envisagé d’interdire la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue ce jeudi 23 Juin à Paris, le gouvernement a  d’autorisé celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C’est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L’interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée.

« Manifester est un droit constitutionnel, celui d’exprimer collectivement des opinions. En interdisant le défilé souhaité par des organisations syndicales représentatives, le pouvoir viole la loi fondamentale qui garantit les libertés de chacun-e d’entre nous. Notre devoir est de résister à ce coup de force afin de défendre notre idéal commun, la démocratie.

Dans sa fuite en avant, la présidence Hollande avec son bras armé, le gouvernement Valls, compromet l’essentiel : la démocratie. La démocratie comme idéal, horizon et exigence. Ce langage commun qui nous permet d’échanger, de délibérer et de décider par-delà nos sensibilités diverses. Cette culture partagée qui nous permet de faire chemin les uns vers les autres dans le respect du contradicteur, voire de l’adversaire.

Sans précédent, l’interdiction d’une manifestation syndicale, maquillée en autorisation d’un rassemblement autour de la place de la Bastille et du bassin qui la prolonge (lire ici nos informations), est le dernier épisode de l’incessante descente de ce pouvoir aux enfers du reniement politique et de l’abaissement intellectuel. Après la déchéance de nationalité, absolu discriminatoire repris aux idéologies xénophobes et racistes de l’extrême droite ; après l’état d’urgence, état de police permanent instauré au mépris de toutes les voix autorisées en matière de défense des droits humains ; après la loi sur le travail, surgie sans concertation préalable pour attaquer de front les droits acquis des salariés par des décennies de luttes syndicales ; après les violences policières, cette accoutumance recherchée aux excès et abus d’un maintien de l’ordre à la stratégie offensive et provocatrice ; après cette succession d’avanies, doublées d’arrogances et de mépris, voici donc la mise en congé du principe le plus élémentaire d’une société démocratique : le droit de contester publiquement, dans la rue et par la rue, les gouvernants en place.

La démocratie, ce n’est ni le droit de vote ni le pouvoir de gouverner. Ce ne sont là que deux instruments momentanés de la souveraineté du peuple : choisir des représentants et leur déléguer provisoirement le gouvernement. Mais, sauf à devenir les moyens d’une confiscation autoritaire et d’une privatisation oligarchique, ils ne sont légitimes qu’à condition de respecter tous les autres droits fondamentaux qui garantissent une démocratie vivante, partagée et inventée : liberté et pluralisme de la presse, liberté d’expression et d’opinion, liberté de pensée et de critique, liberté de réunion et de manifestation, etc. » Edwy PLENEL

Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l’utilisation de l’article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d’une extrême gravité. Le fait de l’envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé.

Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l’emploi.

Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l’ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l’a demandé l’intersyndicale,  le Président François Hollande doit « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ».

Les Parlementaires communistes, Front de gauche, à l’Assemblée nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences.

Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à ne pas se laisser confisquer leurs droits fondamentaux par un pouvoir aux abois et  participer massivement aux manifestations  à venir et notamment à celles du 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.