Archives mensuelles : mars 2016

Loi Travail : un projet inacceptable !

Après les différents rapports publiés (Combrexelle et Badinter) et les lois de sécurisation de l’emploi (Macron, Rebsamen), le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » est un pas supplémentaire dans la réduction des droits et garanties offertes aux salariés et aux jeunes.

Pour le Parti Communiste Français et le Front de Gauche, l’essentiel des dispositions contenus dans ce texte sont inacceptables, comme le plafonnement du barème des indemnités prud’homales, la facilitation des licenciements économiques, l’inversion de la hiérarchie des normes, le temps de travail des apprentis mineurs ou encore nombre de dispositions relatives à la formation professionnelle…

Pour le PCF et le Front de Gauche, la loi doit protège les salariés , et le rôle de la négociation collective est de conforter les dispositions protectrices de la loi et non l’inverse. Cette loi déséquilibre l’organisation sociale du travail entre les salariés et les employeurs au seul profit de ces derniers. Le concept de « flexi-sécurité » est en train de se traduire par plus de sécurité pour les employeurs et plus de flexibilité pour les salariés.

La modernisation des textes sur le travail devrait porter non pas sur la limitation des droits des salariés mais sur la construction de droits nouveaux pour faire face à la situation économique et sociale et au chômage.
Le million de signatures recueillies en quelques jours, les convergences sur le front syndical, des organisations de la jeunesse, de l’évolution du débat à gauche ont permis un premier recul du gouvernement.

Ce projet de loi est inacceptable. Il doit être retiré immédiatement et des négociations doivent être ouvertes sur d’autres bases, avec l’objectif d’améliorer les droits des salariés, des jeunes et des chômeurs. Il est nécessaire et urgent de leur donner des garanties.
Le gouvernement doit entendre le mécontentement qui grandit. Il doit, sans attendre, établir un véritable dialogue social avec les organisations syndicales sur cette question.
Dans l’immédiat à l’appel d’un large collectif, citoyen, syndical et politique des rassemblements auront lieu le 9 mars dans toute la France :
• à Nice à 13 heures place Garibaldi
• à Cannes de 18 h 30 à 20 h devant le kiosque des allées de la Liberté

Dominique HENROT