Trois semaines après les inondations, il reste beaucoup à faire.

Les dégâts sont considérables, le cout de la remise en état tant des espaces publics que privés est énorme. Chacun aura pu mesurer les efforts considérables réalisés par les services publics des communes, du département ou de l’Etat, ces trois dernières semaines. Les mêmes qui veulent réduire drastiquement le nombre des fonctionnaires sont là bien contents qu’ils soient présents et actifs. Si les problèmes d’assurances, d’indemnisation et de reconstruction subsistent, les rues des villes commencent à retrouver un aspect presque « normal », bien qu’encore sillonnées, ici de véhicules de remorquages chargés de voitures boueuses, là d’engins de pompage qui tels les Shadocks essayent d’éliminer l’eau restant dans les sous-sols qui souvent ne cesse de revenir, et là encore de tas de déchets que malgré leur empressement les véhicules du service de nettoiement n’arrivent pas encore à tout évacuer.
Trois semaines après se pose aussi maintenant un problème d’hygiène et de sécurité en rapport avec les caves et garages privatifs des immeubles dont les propriétaires n’ont pas encore pu ou voulu vider le contenu. Les représentants des conseils syndicaux, les syndics, comme les services municipaux semblent un peu « patauger » face à cette situation. En effet, ces locaux dégagent une odeur pestilentielle et attirent les rongeurs entrainant des risques sanitaires non négligeables. Qui, même pour raison de sécurité, peut être autorisé à entrer dans ces locaux privés, tout en garantissant le respect des biens de valeurs non détériorés? S’il dépend du Maire ou du Préfet de prendre un arrêté il faut maintenant le faire en urgence, les propriétaires auront probablement été mis déjà en demeure par les syndics.

Dominique HENROT