Archives mensuelles : octobre 2015

Trois semaines après les inondations, il reste beaucoup à faire.

Les dégâts sont considérables, le cout de la remise en état tant des espaces publics que privés est énorme. Chacun aura pu mesurer les efforts considérables réalisés par les services publics des communes, du département ou de l’Etat, ces trois dernières semaines. Les mêmes qui veulent réduire drastiquement le nombre des fonctionnaires sont là bien contents qu’ils soient présents et actifs. Si les problèmes d’assurances, d’indemnisation et de reconstruction subsistent, les rues des villes commencent à retrouver un aspect presque « normal », bien qu’encore sillonnées, ici de véhicules de remorquages chargés de voitures boueuses, là d’engins de pompage qui tels les Shadocks essayent d’éliminer l’eau restant dans les sous-sols qui souvent ne cesse de revenir, et là encore de tas de déchets que malgré leur empressement les véhicules du service de nettoiement n’arrivent pas encore à tout évacuer.
Trois semaines après se pose aussi maintenant un problème d’hygiène et de sécurité en rapport avec les caves et garages privatifs des immeubles dont les propriétaires n’ont pas encore pu ou voulu vider le contenu. Les représentants des conseils syndicaux, les syndics, comme les services municipaux semblent un peu « patauger » face à cette situation. En effet, ces locaux dégagent une odeur pestilentielle et attirent les rongeurs entrainant des risques sanitaires non négligeables. Qui, même pour raison de sécurité, peut être autorisé à entrer dans ces locaux privés, tout en garantissant le respect des biens de valeurs non détériorés? S’il dépend du Maire ou du Préfet de prendre un arrêté il faut maintenant le faire en urgence, les propriétaires auront probablement été mis déjà en demeure par les syndics.

Dominique HENROT

Cohérence, cohérence,…vous avez dit cohérence ?

Et voilà, Philippe Tabarot exit du conseil municipal de Cannes. Il démissionne à peine 18 mois après avoir prétendu en être le premier magistrat. Une pleine page dans l’édition locale de Nice Matin ! On espère autant de place pour les candidats locaux des autres listes. Car au final ce qui semble important c’est qu’il puisse faire savoir à tous qu’il est candidat éligible. Cela entre donc bien dans le cadre de la campagne électorale. Dans l’article en question, le plus jeune du « clan » Tabarot précise que c’est par cohérence, voyant mal comment il pourrait être candidat aux régionales sur une liste soutenue par David Lisnard et dans » « l’opposition » au même Lisnard David au conseil municipal !! Au passage il ne manque pas de dire tout le bien qu’il pense du maire de Cannes après l’avoir honni de manière souvent indigne pendant la campagne de mars 2014. On nous répondra qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, nous y ajouterons les opportunistes, car au final ce cher Philippe nous dit aussi qu’il ne sait rien faire d’autre que de la politique, ce qui sous-entend qu’il lui faut une place rémunérée sur l’échiquier. N’étant plus conseiller départemental, barré par l’équipe Lisnard, il ne lui reste plus que la région pour lui apporter quelques subsides. Les électeurs qui lui ont fait confiance doivent l’avoir bien amère, notamment ceux qui s’étant engagés de manière très virulente contre Lisnard,  auront du mal à retrouver grâce aux yeux du Maire de Cannes, alors que leur « chef », lui, a trouvé une solution de repli. Ce sont ces méthodes qui permettent au front national de « vomir » sur les hommes politiques.

Les candidats de la liste « Pour une région coopérative, sociale, écologiste et citoyenne initiée par le FDG et EELV ne sont pas sur le même registre, ils sont, eux, des militants le plus souvent avec un autre emploi que leur engagement politique et sans ambitions personnelles, au seul service des citoyens.

« Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère » Victor HUGO

Dominique HENROT

UN REFERENDUM POUR MASQUER L’ ECHEC

Depuis vendredi le parti Socialiste vous propose de vous prononcer par référendum pour l’unité aux régionales de décembre.

Alors que le gouvernement Valls continue la mise en œuvre d’une politique de plus en plus antisociale, aux ordres du grand capital. Alors que le premier ministre traite les syndicalistes salariés d’Air France de « voyous » et continue de soutenir le ministre Macron dans son « dé tricotage » du code du travail.
Il faudrait que « le peuple de gauche » se prononce pour l’unité avec le parti dont ces gens-là sont issus. Il faudrait que « le peuple de gauche » cautionne l’étranglement financier des Régions, Départements et Commune organisé par ce gouvernement.

On nous agite l’épouvantail du l’extrême droite, mais qu’ont-ils fait d’autre que de la mettre en selle en désespérant les citoyens d’aller voter par leurs renoncements successifs.

Aujourd’hui l’unité du peuple de gauche c’est la liste « Région coopérative, sociale, écologiste et citoyenne » initiée par le Front de Gauche, EELV et des militants qui ont quitté le PS.
Il ne peut être question de cautionner la politique de ce gouvernement par un chèque en blanc au premier tour au PS. Le PS conscient de son échec annoncé à cette consultation cherche, par ce pitoyable chantage culpabilisateur à l’unité, à faire supporter cette sanction par l’ensemble des forces de gauche y compris celles qui combattent l’austérité.

Il sera bien temps de discuter de faire barrage à l’extrême droite au soir du premier tour en n’excluant aucune possibilité, même celle d’un rassemblement derrière nos têtes de listes de tous les opposants à Estrosi et Le Pen.

Le temps presse, venez participer à la construction d’une région utile aux habitants, une région coopérative, sociale, écologiste et citoyenne. Une région contre l’austérité, une région qui agit pour l’emploi, pour l’égalité des droits, pour l’aménagement du territoire en favorisant la transition écologique et énergétique, pour l’éducation, la formation, la culture, pour la démocratie….

Dominique HENROT

NON, NON, CE N’EST PAS LAROQUE MAIS CROIZAT !!!!! RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ HISTORIQUE !!!!!

Lors de l’hommage national du 70ème anniversaire de la sécu, entendez-vous déjà à longueur de médias inféodés au pouvoir, (et ceci malgré l’énorme travail fait pour rétablir l’histoire) toutes les sirènes chanter que la sécu a été fondée par Pierre Laroque.
Aurait-on l’audace d’attribuer la paternité de la loi Veil à son obscur chef de cabinet ?
Jamais ! Et ben là si !
Ce qui est curieux c’est que lorsque l’on évoque une loi, on lui donne toujours le nom du ministre qui l’a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place: ainsi dit-on : Loi Macron, Loi Juppé ou Loi Weil par exemple.
Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n’était que le fonctionnaire de Croizat.
Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d’un ministre communiste.
Et puis quelle aubaine !
Cela permet d’effacer le rôle des ministres communistes qui l’on conçue et bâtie et de ce petit peuple d’ouvriers essentiellement CGT qui pendant 8 mois ont construit les caisses sur leur temps de congé et après leur temps de travail.
Et tout cela rendu possible grâce au rapport de force de l’époque (que l’on taira évidemment) et sans lequel nous n’aurions ni sécu ni toutes les lois sociales.
Un rapport de force simple qu’il faut rappeler : 29 % des voix au PCF, 5 millions d’adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par sa résistance, un patronat sali par sa collaboration.
Et pourtant c’est lui Ambroise CROIZAT, c’est lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu’il était ministre du travail et de la Sécurité Sociale (de novembre 1945 à mai 1947).

On vous parlera encore d’une création de De Gaulle… oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné (15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois créant la sécu (mai, juin 1946), mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)
De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.
Juste une petite vérité à rétablir: Pierre Laroque n’est que le commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945.
Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger.
Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.
Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C’est sûr qu’il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’actualité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale.
Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.

ET D’ÊTRE DANS LA RUE LE 8 OCTOBRE

Je ne serai pas, malgré une invitation officielle, dans la cérémonie nationale du 70° anniversaire le 6 octobre à la Mutualité (en plus !! quel scandale !).
Sachant qu’on refusera de me donner la parole pour rétablir l’histoire, je n’irai pas parader auprès de Marisol Touraine et Francois Hollande et tous ceux qui cassent la sécu…
En espérant que le beau mouvement ouvrier en fera autant et sera plutôt par millions dans la rue le 8
Merci de partager abondamment

Amitiés à tous

MICHEL ETIEVENT Historien et écrivain.