Cachez ces roms……

 

Suite à une plainte de la Mairie de Cannes, le 27 janvier la police sur décision du tribunal de grande instance démantelait un petit campement de roms situé chemin de la plaine de Laval.
Le maire, qui s’était rendu sur place, exprimait sa satisfaction d’avoir ainsi rétabli la légalité puisque ces gens-là occupaient illégalement l’espace public.
Dans Nice Matin du lendemain le rapprochement entre deux pages faisait quelque peu tiquer: le maire de Cannes étant présent sur les deux. L’une sur la destruction du campement roms et l’autre sur la cérémonie du devoir de mémoire du lycée Carnot où la présidente de l’association pour la mémoire des enfants juifs déportés soulignait que « nous devons être plus que jamais soudés, quelle que soit notre origine »remettant ainsi en mémoire que la solution finale avait aussi frappé les militants communistes, les roms, les homosexuels et beaucoup d’autres catégories bien moins importantes en nombre que les juifs mais tout autant victimes du nazisme.
Certes la ville de Cannes avance l’hygiène et la sécurité (zone inondable) pour justifier la destruction du campement. Mais mettre à la rue des enfants et des femmes en plein mois de janvier, sans leur proposer un hébergement d’urgence au moins jusqu’au printemps, est-il bien conforme aux valeurs que la ville de Cannes prétend défendre.?
Ce délai pourrait permettre aux associations qui s’occupent de ces gens (LDH, PRALES, RESF) de leur trouver une solution plus correcte
Que vont faire ces deux familles maintenant : s’installer ailleurs jusqu’à ce qu’on les déloge de nouveau comme cela s’est déjà fait par le passé. Et les enfants scolarisés au collège Gérard Philipe et à l’école Goscinny comment vont-ils poursuivre leur scolarité déjà fort compromise par la précédente expulsion.
Légalité, hygiène, sécurité, oui mais et l’humanité dans tout ça ?