SUPERBE MANIF POUR LA ZEP DE LA BOCCA !

La manif le long du stade Coubertin

Malgré une pluie incessante, de nombreux parents, enseignants et sympathisants avaient répondu présents à l’appel des organisateurs conduits par Jean Marie LANGOUREAU, le Président du conseil local FCPE du collège Gérard Philipe.
A 10 heures, encadrés avec bienveillance par les forces de police municipale et nationale, et munis de gilets jaunes sur lesquels ils avaient écrit au feutre leurs slogans, près de 400 personnes se sont rassemblées devant le collège Gérard Philipe. La sono (fournie par la section du PCF) mise en marche, le défilé a commencé pour rejoindre une à une toutes les écoles du quartier. De Gérard PHILIPE à SAINT EXUPERY, puis Fréderic MISTRAL, Marcel PAGNOL, René GOSCINNY et  La FRAYERE,  c’est enfin un cortège d’environ 800 personnes qui s’est rassemblé à 12 H devant le collège LES MURIERS où un groupe du collège des Vallergues les a rejoint.
Les organisateurs avaient envisagé d’attendre là l’Inspecteur d’Académie(IA) et le Président du Conseil Général, qui venaient inaugurer le collège dans l’après-midi. Les conditions météorologiques ne le permettant pas, il a été décidé de disloquer la manifestation après que les responsables du SNES FSU et du SNUIPP FSU, ainsi que les représentants des parents d’élèves et des élèves de Gérard Philipe eurent pris la parole.
Beaucoup de pancartes, de banderoles, de chants et de cris pour la défense de la ZEP. Une grève largement suivie par les enseignants, mais aussi, par les personnels de service des collèges et des écoles.
Une réunion se tenait ce matin au rectorat et via les syndicats de la FSU on apprenait que l’administration n’avait, pour l’instant, pas l’intention de reculer.
Suite à une demande de la Secrétaire Académique adjointe du SNES FSU et avertis par les forces de police du niveau de la mobilisation, l’IA et le président ont accepté de recevoir une délégation cet après-midi vers 15 heures. Il y a peu de chance que ce soit pour porter de bonnes nouvelles. Mais les représentants des manifestants auront à cœur de leur rappeler les propos tenus par Madame N. Vallaud-Belkacem le 28 novembre, dans son intervention au Salon de l’éducation. La ministre entend « lier les moyens donnés aux établissements aux difficultés sociales et scolaires de leurs élèves. Dans un système éducatif très inégalitaire, la ministre affirme vouloir s’attaquer aux privilèges pour mieux soutenir l’Education prioritaire ».
Nous disons à N. Vallaud-Belkacem « chiche » ; mais pour cela il faut procéder autrement qu’avec des « données moyennes » qui n’ont pas de véritable valeur (on peut obtenir la même moyenne avec des données allant de 0 à 5 et de 15 à 20 et des données allant de 5 à 15, cependant, elles ne reflètent pas la même réalité sociale !). En tous cas une chose est certaine: ce n’est pas en fermant ici pour ouvrir là qu’on règle les problèmes d’ici et de là. La bonne solution c’est un investissement durable en piochant dans les 60 000 postes promis par Mr HOLLANDE.
Les manifestants mobilisés d’aujourd’hui, auxquels il faut ajouter tous ceux qui, pris par leurs obligations professionnelles n’ont pu venir, n’ont pas l’intention d’en rester là. Une réunion du collectif est prévue jeudi à 18 heures à la MJC de Ranguin pour envisager de nouvelles initiatives publiques avant le 11 décembre. C’est ce jour-là que devrait se tenir le comité technique académique au cours duquel la Rectrice devrait annoncer sa décision. Il faut donc encore élargir le mouvement, chacun de nous peut y contribuer, même si momentanément il n’est pas directement concerné : c’est un mouvement citoyen fort qui est nécessaire.
Dominique HENROT