Archives mensuelles : décembre 2014

Ils ne manquent pas d’air ! Mais c’est nous qui sommes l’avenir.

Mais de qui s’agit-il ? Ce sont les responsables du Parti Socialiste, Monsieur Cambadelis à Paris et Monsieur Garcia dans les Alpes Maritimes, qui ne manquent pas d’air.
Depuis des mois, que leur parti est au pouvoir avec le Président de la République, le gouvernement, la majorité absolue à l’Assemblée comme au Sénat, ils continuent de trahir tous les engagements des campagnes présidentielle et législative. La politique mise en œuvre par le gouvernement tourne totalement le dos aux attentes de ceux qui ont voté pour lui. Ne pouvant cautionner de tels reniements, le Front de Gauche (et peut-être bientôt EELV ?) ne feront pas candidature commune avec eux aux élections départementales et régionales à venir, comme nous l’avons fait déjà aux dernières municipales, dans les Alpes Maritimes. Et ils feignent de croire que c’est pour cela qu’ils ont « pris la rouste » et qu’ils vont certainement encore la prendre en 2015. Ils appellent à « l’unité », au « rassemblement » de toute le Gauche pour faire barrage à l’extrême droite. Mais, en quoi sont-ils encore de gauche en conduisant la politique qu’ils font ? Ne font-ils pas eux même le lit du FN et de ses amis en poussant les citoyens à désespérer des femmes et hommes politiques, au désintérêt pour la vie publique et à l’abstentionnisme électoral ? Se posent-ils la question des effets de leur politique sur l’électorat de gauche, le vrai ?
Qu’ils ne comptent pas sur le PCF et le FdG pour leur trouver une quelconque excuse. Leur choix sont délibérés et montrent le vrai visage d’un parti au seul service de la bourgeoisie d’affaire et d’une « intelligentsia » opportuniste, plus préoccupée de places et de postes à prendre,…… que de l’intérêt général dont elle se revendique.
La section de Cannes du Parti Socialiste nous a contactés récemment avec l’idée de « faire quelque chose ensemble ». Notre réponse ne s’est pas faite attendre : aucun accord n’est possible même localement. Nous avons en outre précisé que nous présenterions des candidats Front de Gauche ou soutenus par le Front de Gauche dans les trois cantons : le 7ième (Cannes ouest-le Cannet), le 8ième (Cannes est) et le 13ième (Mandelieu, Théoule, la Roquette, Pégomas et Auribeau). Même si financièrement ce sera difficile (car toute élection a un coût qui n’est pas toujours pris en charge par l’Etat).
Pourtant d’autres choix sont possibles, d’autres voies peuvent s’offrir à nous, gens de gauche. Renforcer les organisations du Front de Gauche, soutenir politiquement et financièrement ses candidats aux élections à venir, faire en sorte que ce mouvement, au même titre que le grec Siriza (qui effraie tant la commission européenne) ou Podemos en Espagne, devienne incontournable et s’impose dans la vie politique française et européenne. C’est possible. La dynamique qui s’était créée autour de la candidature de Jean Luc Mélenchon à l’élection présidentielle a montré tout le champ du possible, ne laissons pas ce champ en jachère.
Unissons-nous et battons nous tous ensemble.

Dominique HENROT

Faire sauter les verrous, mais pas n’importe lesquels !

Le ministre du travail (socialiste ?) trouve que les 35 heures sont trop rigides et qu’il faut « faire sauter les verrous ». Disant cela il se fait l’écho des demandes de Monsieur Gattaz, sorte de « Monsieur Plus » de la dérèglementation, qui ne cesse de crier que les Français ne travailleraient pas assez et en tous cas moins que leurs voisins européens.
Ce n’est pas ce qui ressort du travail de Barbara ROMAGNAN (députée PS « frondeuse ») rapporteuse de la commission parlementaire sur les 35 heures. En effet, son rapport montre que la moyenne de la durée hebdomadaire du travail est de 37.5 heures alors qu’elle est de 36.5 heures en Angleterre, de 35.3 en Allemagne et de 30 heures aux Pays Bas.
De plus, les 35 heures ne sont pas un plafond, mais le seuil à partir duquel on comptabilise les heures supplémentaires. Selon l’INSEE, la durée moyenne des temps pleins en France est de 39 heures (il est où le verrou ?). La loi précise que tout employeur peut faire travailler davantage ses salariés à condition de rester dans la limite de la législation européenne du temps de travail qui est de 44 heures voire de 48 heures sur un cycle court (c’est ce que réclament fort justement les médecins urgentistes aujourd’hui). Les 35 heures permettent aussi aux employeurs de moduler le temps de travail hebdomadaire au cours de l’année, permettant ainsi aux entreprises d’utiliser les équipements sur une plus large amplitude et de faire face aux fluctuations des commandes.
Si on ajoute les augmentations successives du quota d’heures supplémentaires qui sont passées de 130 heures année en 2002 et 220 en 2008(il n’est pas là le verrou non plus).
En outre, l’ANI (accord national interprofessionnel), que nous avons combattu, donne une très grande latitude de dérèglementation aux employeurs tant sur le plan du temps de travail, que des contrats ou des salaires.
Pour finir et sachant qu’il représente 26.5 % des salariés en Europe (18 % en France) il est intéressant d’intégrer le temps partiel dans la statistique sachant qu’en France la durée moyenne hebdomadaire du temps partiel est plus élevée qu’ailleurs. Ainsi la moyenne hebdomadaire du temps de travail temps partiel inclus, en France pour 2010 selon l’INSEE, serait de 37.5 heures quand elle est de 35.3 en Allemagne, 36.9 en Italie, 36.5 en Grande Bretagne et 30 heures aux Pays Bas. La moyenne européenne étant de 37.2 heures. Au final et contrairement à ce dont on nous rebat les oreilles quotidiennement sur les ondes, les salariés français ont encore des conquêtes sociales à faire.

Dominique HENROT

LE TEMPS EST VENU DE PASSER A L’ACTION

 

Oui, il est temps de passer à l’action. Certes, les trahisons de Hollande et de ses gouvernements tendent à dégouter les citoyens de la vie politique. Mais, devons-nous pour autant laisser le champ libre aux vieux chevaux de retour que sont Sarkozy, Juppé et leurs amis de l’UMP dont certains franchissent aisément la barrière poreuse qui les séparent de l’extrême droite.
Les succès électoraux du FN prennent racine dans la déception des électeurs de François HOLLANDE. L’abandon du terrain par les citoyens démocrates et progressistes laisse en effet le champ libre à l’extrême droite et tout particulièrement au FN dont les scores aux municipales, aux européennes et aux sénatoriales, malgré des taux records d’abstention, lui donnent une véritable légitimité. Leurs élus comme leurs militants s’en réclament aujourd’hui sans honte et les groupuscules fascisants ont de nouveau pignon sur rue ; comme dans les années 30.
Mme Le Pen tient un discours ambigu, en apparence proche de celui que nous tenons nous-mêmes ; contre l’Europe libérale et ses technocrates, contre le chômage et les rémunérations indécentes des grands patrons, mais sans jamais véritablement remettre en cause le modèle néolibéral. Son discours anti-immigration, et même anti musulman tombe à point nommé alors que la « guerre » contre le terrorisme est d’une actualité brulante. Elle est présentée par les médias, qui n’ont de cesse de lui tendre leurs micros et caméras, comme le meilleur opposant à François Hollande en mettant dans le même sac l’UMP et le PS (assimilés à la droite et la gauche dans leur entier). Les difficultés économiques et sociales de notre pays, mais aussi de l’Europe entière, et la pseudo impuissance de nos dirigeants actuels et passés à résoudre cette crise autrement que par plus d’austérité et de sacrifices pour les classes moyennes et populaires, placent le FN comme le seul véritable recours.
C’est pour cela qu’il est temps d’agir. Dans d’autres pays européens des mouvements de gauche parviennent à rassembler la contestation des politiques d’austérité et à rendre crédibles des solutions alternatives autres que celles de l’extrême droite. Nous pouvons faire de même ici et maintenant. Les élections départementales peuvent être l’occasion d’un « sursaut citoyen ». Chacun de nous peut y contribuer en s’engageant véritablement. En tous cas, pour y faire face dans l’immédiat, le Front de Gauche de la communauté d’agglomération des pays de Lérins présentera des candidats dans chacun des 3 cantons.

Dominique HENROT

TELETHON ET ARMEMENT

Le projet de loi de finance 2015 laisse apparaitre que l’Etat ne peut plus assurer dans des conditions satisfaisantes certains besoins élémentaires de la population. C’est ainsi que les budgets de la recherche, l’éducation, la santé et services sociaux ne sont pas à la hauteur. Pour pallier aux insuffisances de l’Etat, se développent de grandes quêtes nationales (téléthon, Sidaction, lutte contre le cancer etc…) qui font appel à notre générosité, à notre émotion devant un enfant malade. Loin de nous l’idée de critiquer tous les bénévoles qui avec dévouement animent ces actions, tous les donateurs qui généreusement donnent ce qu’ils peuvent (cette année autour de 80 millions pour le téléthon). Dans le même temps concernant le budget de la défense 31,4 milliards sont maintenus pour 2015  alors que la masse salariale diminue (les armes modernes en effet nécessitent moins de soldats). Les crédits d’équipement militaire peuvent donc progresser pour le renouvellement du matériel, la modernisation des systèmes de communication. Sont aussi maintenus en fonction 4 sous-marins nucléaires porteurs de missiles : 120 millions un missile ! 2 milliards 400 millions un sous-marin baptisé « le terrible ». Le nouvel hôpital de Cannes  a couté lui 230 millions, soit l’équivalent de deux missiles et combien d’hôpitaux pourrait-on construire à la place d’un sous-marin atomique, combien d’écoles, combien de collèges en ZEP ! On pourrait aussi parler de la recherche pour de nouvelles armes atomiques miniatures (cherchez sur votre ordinateur le site de la base militaire du BARP en Gironde).
On voit bien que de l’argent il y en a pour subvenir à tous nos besoins et même largement. Tout dépend des choix politiques. Soit on poursuit le surarmement pour menacer, anéantir quel pays ennemi ? Soit on travaille à développer la culture de paix en popularisant les

progrès qui sont faits ; par exemple la journée internationale de la paix, plus de 150 pays qui à l’ONU se prononcent pour l’abolition de l’arme atomique.
Le vrai bon choix politique serait 0% pour l’armement 100% pour les droits humains un objectif pas impossible à réaliser si comme le dit le poète « tous les gars du monde voulaient se donner la main » .

Bernadette FONTAINE